POLITIQUE & INSTITUTIONS — Europe

Au Parlement britannique

Nouvel échec pour le Brexit et Theresa May



Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker (ici à Strasbourg le 11 mars), ne cache plus son impatience face aux difficultés de Theresa May. (Photo: Commission européenne/services audiovisuel)

Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker (ici à Strasbourg le 11 mars), ne cache plus son impatience face aux difficultés de Theresa May. (Photo: Commission européenne/services audiovisuel)

La Première ministre Theresa May a une nouvelle fois essuyé un refus d’une majorité de députés britanniques, lundi, après avoir proposé des amendements à l’accord de sortie de son pays de l’Union européenne.

Un pas de plus vers une sortie sans accord? Si le Brexit réserve son lot quotidien de surprises, les dernières semaines laissent à penser qu’un «hard Brexit» se profile, faute d’adhésion de la part des députés britanniques à l’accord conclu en novembre dernier par leur Première ministre, Theresa May, avec l’Union européenne.

Les députés ont en effet une nouvelle fois rejeté lundi les différents amendements à l’accord. Des amendements proposés par Theresa May pour rassurer les députés sur la maîtrise de leur destin.

Quatre propositions étaient soumises au vote:

-  la motion C proposait que l’accord comprenne un engagement à négocier avec l’Union européenne (UE) une union douanière permanente et globale;

- la motion D proposait un accord dit de «marché commun 2.0» avec une adhésion au marché unique européen et un arrangement douanier;

- la motion E demandait la tenue d’un référendum de confirmation de tout accord de divorce avant sa ratification parlementaire;

- la motion G proposait que le Parlement ait la primauté sur le gouvernement. Elle fixait un cadre précis qui aurait pu amener le Parlement à contraindre le gouvernement à révoquer l’Article 50 du traité européen. Et donc l’annuler.

Le temps compte plus que jamais pour Theresa May, après que l’accord eut déjà essuyé trois rejets à la Chambre la semaine dernière.

L’Union européenne a demandé qu’une alternative soit présentée d’ici au 12 avril pour qu’un report du Brexit soit possible. La date du 22 mars a été envisagée.

Mais le vote négatif intervenu le 29 mars dernier – jour prévu initialement pour le Brexit – a déjà entraîné la tenue d’un conseil européen exceptionnel convoqué par son président Donald Tusk.

L’ancien Premier ministre belge et figure de proue des libéraux européens a indiqué lundi via Twitter que le «hard Brexit» devenait presque inévitable. Sauf si les députés britanniques font preuve d’un sursaut mercredi lors d’un éventuel nouveau vote sur l’accord.