POLITIQUE & INSTITUTIONS

#CelebratingLuxembourg

«‘Nous’, ce sont les Luxembourgeois, les résidents et les frontaliers»



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Nicolas Buck: «Oui, nous sommes ouverts, mais il y a des progrès à faire.» (Photo: Paperjam.lu / archives)

Maison Moderne a choisi de placer l’année 2017 sous le signe de Celebrating Luxembourg pour mettre en lumière celles et ceux qui contribuent au rayonnement du pays à l’étranger. La série se poursuit avec Nicolas Buck, le président de la Fédération des industriels luxembourgeois (Fedil).

Après ses études universitaires (ingénieur spécialisé en imprimerie et bachelor en sciences économiques et politiques), en 1995, Nicolas Buck a rejoint en 1995 l’entreprise familiale – l’Imprimerie de la Cour Victor Buck – et a rapidement innové en offrant des services de reporting pour le secteur des fonds d’investissement. Il a créé Victor Buck Services, ce qui lui valu d’être récompensé Entrepreneur de l’année en 2004. Après avoir cédé sa société au groupe Post Luxembourg, il a créé en 2012 une autre structure, Seqvoia. Président de Business Initiative depuis septembre 2013, il est également, depuis le printemps 2016, président de la Fedil.

Monsieur Buck, votre travail à la tête de la Fedil contribue au rayonnement à l'international du Luxembourg. Quand en avez-vous pris conscience pour la première fois?

«Depuis sa création en 1918, la Fedil a œuvré pour le développement international de ses membres. C’est dans la nature de la chose. Donc on ne peut pas parler d’une prise de conscience de ma part à un moment donné.

Il est vrai que la Fedil est un des acteurs qui, dans le cadre de ses positions et interventions, se porte garant de la valeur d’ouverture vers l’étranger. En tant que membre de BusinessEurope, du Business and Industry Advisory Committee (BIAC) et de l’Organisation internationale des employeurs (OIE), la Fedil représente les entreprises luxembourgeoises au niveau des fédérations d’entreprises au sein de l’OCDE et de l’Organisation internationale du travail.

Au-delà de notre mission de représentation dans les organes précités, nous voulons, en effet, contribuer au développement des échanges commerciaux de nos entreprises avec l’étranger, à la fidélisation des investisseurs étrangers au Luxembourg et à l’attrait de nouveaux investisseurs.

De façon générale, il m’importe de souligner que nous tous, en quittant notre pays et en évoluant à l’étranger, contribuons au rayonnement de notre pays. ‘We cast a shadow’. Ceci nous engage.

Comment se positionne selon vous l’industrie luxembourgeoise à l’international?

«Les marchés de notre industrie se situent en Europe, en Asie et aux États-Unis, indépendamment du fait qu’il s’agisse d’un produit exporté ou d’un service que des grands groupes internationaux voudront sourcer du Luxembourg. Le positionnement peut se résumer en deux mots: qualité et rigueur.

Peut-on parler d’une industrie typiquement luxembourgeoise?

«Je pense que nous tous qui travaillons à Luxembourg avons à cœur de travailler d’une certaine manière: nous fournissons ce à quoi nous nous engageons. C’est ancré en nous, et je précise que le ‘nous’, ce sont les Luxembourgeois, les résidents et les frontaliers.

Luxembourg est un pays... fiable, dynamique et ouvert. Reconnaissez-vous Luxembourg dans ces mots-clés retenus par le gouvernement?

«Fiable oui, dynamique oui mais beaucoup de pays peuvent prétendre correspondre à ces deux qualités. La différence se fera au niveau de l’ouverture. Oui, nous sommes ouverts, mais il y a des progrès à faire. L’équilibre entre hommes et femmes au sein des élites politiques et économiques, par exemple, voilà un enjeu crucial pour le futur. Je pense aussi à l’ouverture par rapport au changement technologique ou par rapport à la coopération économique internationale, toutes deux vitales pour notre économie.

L’ouverture est gage de dynamisme. C’est une condition nécessaire pour préparer l’avenir. Nous voulons la croissance – elle est synonyme de création de richesse – mais elle crée des frictions et donc remet en cause cette valeur un peu terre à terre qui s’appelle la fiabilité. Il y a là un équilibre à trouver. Trop de fiabilité équivaut à une société sclérosée…

Que vous disent vos interlocuteurs à l’étranger sur le Luxembourg?

«Le Luxembourg réveille des souvenirs d’enfance chez mes interlocuteurs étrangers: Radio Luxembourg, et le fait que nous gagnions souvent l’Eurovision malgré notre petite taille. Sans oublier une question qui revient souvent: est-ce que Marc Girardelli était vraiment Luxembourgeois!?

Et qu’est-ce que vous leur répondez pour leur donner envie de visiter le Luxembourg?

«Nous avons la chance que le Luxembourg soit aussi bien une destination institutionnelle qu’une destination d’affaires. Par ce fait, un flux continu de personnes visite notre pays. Beaucoup d’étrangers choisissent d’y vivre. Pour moi, le défi est d’améliorer l’expérience ‘Luxembourg’ pour ceux qui viennent quelques jours. Ce n’est pas très compliqué. Des chauffeurs de taxi qui connaissent la ville serait un bon début.

Quand avez-vous été particulièrement fier du Luxembourg?

«Quand nous avons remonté deux buts face à l’Allemagne, Championne du Monde en 1990. Nous avons perdu 3-2.

Le sport ou la culture sont les vrais éléments de fierté pour un pays. Cela nous permet de nous rassembler autour des valeurs qui comptent: la beauté, le sacrifice ou l’esprit d’équipe.

Qui ne devrions-nous pas oublier dans notre série sur les «ambassadeurs» de la marque luxembourgeoise?

«Robby Langers! Je suis à l’aéroport de Nice, les connaisseurs comprendront.»

L’aventure #CelebratingLuxembourg continue sur celebratingluxembourg.com.