POLITIQUE & INSTITUTIONS

Annonce officielle

Les CFL se lancent aussi dans le carsharing



D’ici au mois de septembre, les CFL proposeront «dans 20 gares» un système de voitures partagées. Une centaine de véhicules devrait ainsi être disponible sur l’ensemble du territoire. (Photo: Maison Moderne/archives)

D’ici au mois de septembre, les CFL proposeront «dans 20 gares» un système de voitures partagées. Une centaine de véhicules devrait ainsi être disponible sur l’ensemble du territoire. (Photo: Maison Moderne/archives)

En réponse à deux questions parlementaires posées à quelques jours d’intervalle, le ministre du Développement durable et des Infrastructures indique mardi que la société publique a pour ambition de créer un service d’autopartage. Avec une vocation nationale.

Dans les prochains mois, se rendre dans une gare CFL ne sera plus forcément synonyme uniquement de voyage en train. Selon François Bausch (Déi Gréng), ministre du Développement durable (MDDI), la société de chemins de fer envisage en effet de se lancer dans un service d’autopartage. Mais un projet sans commune mesure avec ce qui existe jusqu’à présent, puisque «près d’une centaine de voitures [sont prévues] dès le départ pour une couverture nationale».

Soit le double du nombre de véhicules actuellement disponibles au sein de la flotte Carloh, le service proposé par la Ville de Luxembourg et huit fois plus que City Mov’ (Enovos), l’autre acteur présent auprès du grand public depuis 2013. Précisant que «des concertations préliminaires avec deux autres opérateurs de taille largement inférieure» ont été menées, le ministre indique que ce projet prendra place «dans une première phase (…) sur les sites des 20 gares respectivement les plus fréquentées par les clients CFL, et disposant du potentiel de développement élevé.»

Lancement prévu «au mois de septembre»

À en croire le locataire de la Héichhaus, l’ambition «à moyen terme» des CFL est «d’étendre le projet à d’autres gares situées sur le territoire luxembourgeois, voire à l’étranger sur certaines gares importantes proches des frontières». Une affirmation avancée sans plus de précision à ce stade. Seule certitude, la volonté de faire cohabiter les différents systèmes afin de fournir «une flexibilité supplémentaire» aux usagers, via la centralisation des abonnements sur la mKaart, la carte créée par le Verkéiersverbond.

À terme, cette dernière doit être le sésame unique pour l’ensemble des services liés à la mobilité, que ce soit l’utilisation des 800 bornes de recharge électriques qui seront implantées d’ici 2020, l’accès aux mBox ou au bike-sharing. Selon le service mobilité du MDDI, contacté par Paperjam.lu, le lancement effectif de ce nouveau service est prévu «pour le mois de septembre», avec une inauguration officielle prévue au cours de la Semaine de la mobilité.

Trouver une alternative réelle à la possession d’une voiture privée.

François Bausch, ministre du Développement durable et des Infrastructures

À l’heure actuelle, les démarches liées à la mise en place de services battent leur plein, puisque «le cahier des charges n’a pas encore été défini». Seule une soumission pour la plateforme informatique a été lancée. À noter par ailleurs que selon nos informations, ce service sera délivré par une société privée qui n’a pas encore été créée, les juristes des CFL étant occupés à gérer les conséquences de l’accident ferroviaire du 14 février dernier.

Pour François Bausch, le lancement de ce nouveau service «s’aligne sur la politique gouvernementale de la promotion de la multimodalité» et correspond à la volonté du ministère d’inviter «tous les acteurs dans le domaine de l’autopartage à créer une offre complémentaire (…) pour trouver le cas échéant une alternative réelle à la possession d’une voiture privée».