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Rapport de la Task Force

Le Luxembourg épargné par la peste porcine africaine



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La progression de la peste porcine africaine (PPA) s’oriente désormais vers le nord de la province de Luxembourg. (Photo: Shutterstock)

La peste porcine africaine n’a pas franchi la frontière luxembourgeoise, selon les autorités, qui restent vigilantes. Et en contact avec la province de Luxembourg voisine, où le virus continue de progresser.

Sujet de discussion quotidien en province de Luxembourg belge, la peste porcine africaine (PPA) vient d’entraîner de nouvelles mesures de précaution après la découverte d’un animal infecté entre les localités de Mellier et Les Fossés, en Ardenne. 

Un «cas isolé», selon les autorités belges, mais qui a conduit à l’adaptation de la «zone tampon», ce vaste espace fermé au public et clôturé par endroit pour freiner autant que possible la propagation de la PPA. 

Cette zone tampon s’étend à présent sur un périmètre (en mauve sur la carte) compris entre:

  • au sud: Rossignol–Orsinfaing-Marbehan;
  • au nord: Les Fossés, jusqu’à l’autoroute (A4–E25);
  • à l’est: l’autoroute A4 jusqu’à la liaison Mellier–Thibessart et la route reliant Mellier à Marbehan;
  • à l’ouest: la route qui relie Rossignol à Les Fossés.

Carte délimitant les zones en province de Luxembourg belge, en fonction de la détection du virus.

La zone d’observation renforcée (en bleu sur la carte), où aucune interdiction n’est en vigueur, est élargie à l’est et l’ouest de l’extension de la zone tampon.

Vers une dépopulation des sangliers

La progression du virus s’oriente désormais vers le nord de la province de Luxembourg. Mais au Grand-Duché, les autorités restent vigilantes via la «Task Force peste porcine africaine», qui regroupe les responsables du ministère de l’Agriculture, de la Viticulture et du Développement rural et ceux du ministère de l’Environnement, du Climat et du Développement durable. 

Cette «task force» s’est réunie vendredi en présence des parties prenantes concernées (des professionnels du secteur porcin aux chasseurs). Tout comme en province de Luxembourg belge, les autorités – ici, le ministre de l’Agriculture Romain Schneider (LSAP) et la ministre de l’Environnement Carole Dieschbourg (Déi Gréng) – plaident pour une réduction de la population de sangliers, en complément des mesures de précaution.

Celles-ci concernent notamment une campagne d’information sur les grandes aires de repos. Mot d’ordre: jeter les déchets alimentaires dans les poubelles fermées ad hoc. Une des théories de l’origine de la PPA est celle de l’infection d’un sanglier par une viande contaminée. Celle-ci aurait pu provenir d’un reste de nourriture jeté sur une aire de repos par un chauffeur routier. 

Une zone de surveillance

À la théorie d’un transporteur routier provenant de l’est de l’Europe et qui aurait jeté le reste de nourriture fatal s’est substituée celle de l’importation de sangliers porteurs du virus, en provenance de cette même région, pour les besoins de chasses organisées en Gaume. Une hypothèse qui a valu l’arrestation récente de deux suspects, des responsables forestiers dans la région.

En cas de découverte d’un animal infecté, les mesures, au Grand-Duché, consisteraient à «délimiter la zone infectée par la recherche de carcasses, à mettre en place une clôture, et à interdire toute activité en forêt, dont la chasse. Dans la zone périphérique de la zone infectée, la destruction des sangliers par tous les moyens sera, par contre, ordonnée», précise le communiqué du gouvernement diffusé suite à la réunion de la task force.

Jusqu’à présent, une zone de surveillance est délimitée par l’autoroute A6 de Steinfort à Luxembourg-ville, à l’est par l’A4 de Luxembourg-ville à Esch-sur-Alzette, ainsi que par les frontières belge et française.

Sans restriction au niveau de la chasse, la zone de surveillance implique cependant de confiner les porcs domestiques.