POLITIQUE & INSTITUTIONS

Travaux du tram

Le commerce uni face à un «chantier difficile»



Pas moins de 10 personnes, parmi lesquelles René Biwer, président de Luxtram, ont assisté mercredi à la signature de la convention avec les représentants des commerçants. (Photo: Christophe Olinger)

Pas moins de 10 personnes, parmi lesquelles René Biwer, président de Luxtram, ont assisté mercredi à la signature de la convention avec les représentants des commerçants. (Photo: Christophe Olinger)

Luxtram, l’Union commerciale de la Ville de Luxembourg et la Confédération luxembourgeoise du commerce ont signé, mercredi, une convention quant à l’organisation du chantier de mise en place du tram. Objectif: limiter l’impact sur l’activité économique.

Communiquer entre acteurs concernés et s’accorder sur les messages à faire passer auprès du grand public. Voici l’objectif de la convention signée mercredi entre Luxtram, l’Union commerciale de la Ville de Luxembourg (UCVL) et la Confédération luxembourgeoise de commerce (CLC). Une signature en grande pompe sous le regard de François Bausch (Déi Gréng), ministre du Développement durable, et de Lydie Polfer (DP), bourgmestre de la capitale. Qualifiée «d’étape importante» dans le cadre du chantier du tram, cette signature vise à établir «la base d’un dispositif d’échange d’informations» au moment où le chantier du tram entre dans une phase plus concrète.

«Cette nouvelle étape dans la collaboration entre les différents acteurs est vitale car le chantier auquel nous allons faire face ne sera pas un chantier facile», souligne Lydie Polfer. En d’autres termes, les commerces installés le long des 16 kilomètres du tracé verront leur activité impactée, dans des proportions variables selon leur emplacement et leur nature. Un enjeu qui n’a pas échappé aux différents représentants des professionnels. «Une bonne collaboration est fondamentale pour conserver l’attractivité de la capitale et l’activité de notre économie locale», plaide Guill Kaempff, président de l’UCVL, tandis que Fernand Ernster, président de la CLC, souhaite faire de ce chantier «une opportunité» en le mettant à profit pour qu’il soit «un élément fort au sein de la Grande Région».

La maquette vaut plusieurs centaines de milliers d'euros.

André Von Der Marck, directeur général de Luxtram

Pour ce faire, un comité directeur réunissant les différents acteurs sera chargé de mettre en place la stratégie de communication interne, mais aussi à destination du grand public. À noter que la première décision actée a été celle d’organiser une conférence avec les représentants de l’association des commerçants de la ville de Saragosse. Outre le fait que la ville espagnole est celle où sera construite le tram de la capitale, elle bénéficie de ce moyen de transport depuis 2011. Selon nos informations, des réunions d’information auprès du grand public sur l’avancée du chantier luxembourgeois auront lieu à partir du milieu du mois de janvier prochain.

En attendant cette date, tout un chacun pourra se faire une idée concrète de ce à quoi ressemblera la future rame avec l’arrivée, ce week-end, d’une maquette en taille réelle du tram. Livrée par rail, puis par route vendredi soir, la maquette d’une vingtaine de mètres de long sera installée au niveau du supermarché du Kirchberg. Accessible au public à compter du 7 décembre prochain, la structure en bois, habillée comme les futures rames et abritée par une structure de verre, servira également aux équipes de Luxtram pour vérifier la conformité de l’ergonomie et des éléments présents dans le cahier des charges. D’une valeur de «plusieurs centaines de milliers d’euros», selon André Von Der Marck, directeur général de Luxtram, la maquette est comprise dans l’enveloppe déboursée auprès du constructeur CAF. Soit 83 millions d’euros