POLITIQUE & INSTITUTIONS

Présentation de CFL Mobility

Le carsharing made in CFL se dévoile un peu



D'ici la fin de l'année, CFL Mobility devrait employer «entre 15 et 20» personnes, selon Jürgen Berg. Les nouveaux arrivants ne seront pas fonctionnaires, mais salariés privés.  (Photo: Maison Moderne)

D'ici la fin de l'année, CFL Mobility devrait employer «entre 15 et 20» personnes, selon Jürgen Berg. Les nouveaux arrivants ne seront pas fonctionnaires, mais salariés privés. (Photo: Maison Moderne)

Moins d’une semaine après l’annonce du lancement d’un système d’autopartage au niveau national par la société de chemin de fer, Jürgen Berg, en charge du projet, apporte quelques éléments supplémentaires sur un système qui doit voir le jour «à l’automne».

Présenté officiellement par François Bausch (Déi Gréng), ministre du Développement durable et des Infrastructures, dans une réponse parlementaire, le projet de carsharing des CFL est, à l’heure actuelle, incarné par Jürgen Berg. Jusqu’alors ingénieur aux CFL, à l’origine notamment de l’arrivée des rames Kiss qui circulent entre le Luxembourg et Koblenz, le voilà désormais officiellement gestionnaire de CFL Mobility, la société privée en charge de la mise sur pied et de la gestion de ce programme.

Enregistrée au Registre du commerce le 20 mars 2017, dotée d’un logo depuis la fin de semaine dernière et active via un staff composé d’une équipe réduite, la jeune société n’en demeure pas moins ambitieuse. Car ce qu’elle vise ne consiste en rien d’autre que de «compléter l’offre de services des clients des CFL en ajoutant un élément à la chaîne de mobilité», selon son gestionnaire.

Tous les éléments sont réunis pour que cela fonctionne.

Jürgen Berg, gestionnaire de CFL Mobility

«Nous sommes en train de mettre en place le futur réseau national de carsharing des CFL qui sera présent dès la fin de l’année non seulement dans les principales gares du pays, mais aussi dans celles importantes pour les frontaliers et les principaux pôles d’échange avec les zones d’activité», détaille Jürgen Berg, qui assure que le système à venir sera «facile d’utilisation et flexible».

Selon les éléments avancés par François Bausch, le projet prévoit le déploiement du programme dans «20 gares» avec la mise à disposition «d’une centaine de véhicules», dans une première phase. La seconde, dont l’horizon n’a pas été avancé, fait état d’un déploiement «à l’étranger sur certaines gares importantes proches des frontières». Encore peu bavard sur les détails concrets de ce projet «car tout n’est pas encore défini», le tout nouveau gestionnaire de CFL Mobility assure cependant que ce projet intervient «au bon moment, car tous les éléments sont réunis pour que cela fonctionne».

Mise en place d’une solution luxembourgeoise.

Jürgen Berg, gestionnaire de CFL Mobility

Une référence plus ou moins directe à la mise en circulation du tram – dont le premier tronçon doit être activé le 10 décembre prochain – et la mise en place de pôles d’échanges multimodaux à travers le pays qui doivent aboutir à une modification profonde des modes de déplacement. Dans ce contexte, à en croire Jürgen Berg, l’existence de Carloh et de City Mov', deux acteurs déjà présents sur le créneau du carsharing au Grand-Duché, ne serait «pas une concurrence, puisque notre projet se fera non pas à l’échelle d’une ville, mais à l’échelle nationale».

Une particularité mise en avant pour expliquer l’existence d’un nombre restreint d’informations détaillées sur un projet qualifié de «sportif au niveau du timing» et qui nécessiterait «la mise en place d’une solution luxembourgeoise». Comprenez la combinaison de plusieurs éléments existants à l’étranger pour aboutir à un ensemble adapté aux besoins du Grand-Duché. Pour mener à bien ce projet, CFL Mobility va devoir grandir, raison pour laquelle un processus de recrutement est sur le point de voir le jour.

D’ici la fin de l’année, la société privée, propriété à 100% des CFL et dont le président du conseil d’administration n’est autre que Marc Hoffmann, le directeur Activité voyageurs des CFL, devrait compter «entre 15 et 20 personnes». De nouvelles recrues au statut de salarié privé dont les profils devront varier entre personnel administratif et salarié chargé de la gestion de la flotte de véhicules ou du centre d’appel.