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Législatives 2018

L’ADR vise les cinq députés



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L’ADR présentera 60 candidats pour les élections législatives d’octobre prochain. (Photo: ADR)

L’ADR a présenté ses candidats aux législatives vendredi, en attendant le programme définitif pour la fin du mois de juin, ou début juillet. Le parti espère surfer sur le référendum de 2015 avec la question du luxembourgeois comme thématique centrale de campagne.

L’ADR a présenté vendredi 60 candidats dans les quatre circonscriptions du pays pour les élections législatives du 14 octobre prochain. Le président du parti, Jean Schoos, affiche ses ambitions: «Nous allons présenter notre programme d’ici la fin du mois de juin, ou juillet, d’ici à ce que tous les candidats se mettent d’accord. Notre objectif est d’atteindre cinq députés à la Chambre». Le parti compte aujourd’hui trois parlementaires, Roy Reding, Fernand Kartheiser et Gast Gibéryen.

Alors que la question de la croissance du pays sera au centre des débats lors de la campagne, Jean Schoos ironise sur le fait que l’ADR a été à l’initiative de ces questions: «La thématique de la croissance qualitative, prônée par d’autres partis, a été une thématique lancée pour la première fois par Gast Gibéryen à la Chambre des députés il y a déjà trois ans. Finalement, c’est un bon signe d’être copié je pense.»

La langue luxembourgeoise comme point d’ancrage

L’apprentissage de la langue luxembourgeoise reste le point d’ancrage de l'ADR. «L’intégration des non-Luxembourgeois doit se faire par la langue, c’est d’autant plus vrai que la population augmente à grande vitesse», explique Jean Schoos. Cela a été repris notamment par le DP. Il était temps, car tous les autres partis étaient à côté de la plaque au moment du référendum. Mais je crois que les électeurs ne se laisseront pas berner et choisiront l’original à la copie.»

Pour le président de l'ADR, le gouvernement actuel, ainsi que les précédents, ne mettent pas assez le paquet pour que les non-Luxembourgeois apprennent la langue: «La formation linguistique représente un budget de 300.000 euros, ça fait quoi? 17 euros par personne, ce n’est pas sérieux.»

Alors qu’en janvier, il estimait qu’une coalition CSV-ADR serait bien possible, Jean Schoos tire sur la coalition, et en particulier sur le DP, qu’il estime avoir «un discours très orienté, clairement pour sauver les meubles; le parti est beaucoup sur la défensive».

Si l’objectif d’obtenir cinq députés est atteint, l'ADR espère peser dans le choix de la coalition.