POLITIQUE & INSTITUTIONS — Europe

Union européenne/Royaume-Uni

La négociation autour du Brexit devient «permanente»



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Dominic Raab et Michel Barnier se retrouveront déjà la semaine prochaine. (Photo: Commission Européenne)

Les négociations sur le Brexit progressent toujours trop lentement. Mais Michel Barnier et le Britannique Dominic Raab ont cependant prévu de poursuivre la négociation de manière continue, mettant fin aux «cycles de négociation».

Michel Barnier, négociateur du Brexit pour l’Union européenne, a de nouveau rencontré son homologue britannique, Dominic Raab, mardi à Bruxelles. C’était déjà leur troisième rencontre depuis la démission de l’ancien secrétaire d’État en charge du Brexit, David Davis, en juillet.

Et le rythme devrait encore s’accélérer. Les deux hommes ont en effet décidé d’en finir avec les cycles de négociation et de rentrer dans une phase de négociation permanente.

Pas encore d’échéance finale

L’urgence s’installe, la date officielle de sortie du Royaume-Uni étant fixée au 19 mars 2019. Mais il apparaît déjà certain que le sommet d’octobre de Bruxelles entre les «28» est déjà trop proche pour pouvoir y signer les termes d’un accord définitif entre Londres et ses anciens partenaires, comme cela avait été imaginé.

Ça peut être début novembre, mais ça ne peut pas être beaucoup plus tard.

Michel Barnier, négociateur pour l’UE

Or, il faudra ensuite un délai suffisamment grand pour que les différents parlements aient le temps de voter les termes de l’accord. «Si nous avons cette ambition, ce pragmatisme, cette énergie des deux côtés, je suis sûr que nous pouvons avoir un accord en octobre», a avancé de son côté M. Raab, cité par l’AFP. Pour Barnier, «ça peut être début novembre, mais ça ne peut pas être beaucoup plus tard».

Mardi, le négociateur en chef de l’UE a pourtant précisé que la négociation entrait «dans sa phase finale». Les deux hommes se reverront déjà la semaine prochaine et semblent décidés à avancer.

Frontière et économie

Parmi les points de friction, il reste à régler le statut de la frontière irlandaise et le futur de la relation économique entre le Royaume-Uni et l’UE. Les Britanniques n’acceptent pas l’idée d’une véritable frontière hermétique entre l’Irlande et l’Irlande du Nord, alors qu’elle marque une des nouvelles limites de l’Union et donc du marché unique.

En matière économique, il reste également des désaccords sur la vision de la relation future. Mais tant Barnier que Raab paraissent déterminés à éviter un Brexit sans accord, menaces que les Britanniques aiment laisser planer, en remettant la responsabilité aux pays du continent. Mais le Français a aussi rappelé que c’était Londres qui avait fait le choix de partir. En clair, ce n’est pas à l’Europe de faire des concessions illimitées.