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Cambridge Analytica

Facebook s’enlise un peu plus



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«Ce n’est pas plus de 87 millions, et cela peut être moins, nous voulions être sûrs», a précisé Mark Zuckerberg, le CEO de Facebook, lors d’une conférence de presse mercredi, cité par Le Monde. (Photo: Licence C. C.)

Le réseau social a reconnu dans un communiqué, mercredi, que le siphonnage de données de la société Cambridge Analytica en 2015 avait concerné 87 millions de ses utilisateurs, et non 50 millions, comme estimé initialement.

La crise qui secoue Facebook depuis plusieurs jours ne cesse de s’approfondir, fragilisant le géant américain que l’on croyait pourtant intouchable. Après avoir perdu 6,8% en bourse et été contrainte de présenter des excuses pour les failles et les fautes qu’elle avait commises dans l'affaire Cambridge Analytica, l’entreprise a reconnu hier, dans un communiqué, que la fuite des données avait concerné 87 millions d’utilisateurs.

C’est 37 millions de plus que l’estimation haute avancée initialement par les médias qui avaient sorti l’affaire, le Guardian et le New York Times. «Ce n’est pas plus de 87 millions, et cela peut être moins, nous voulions être sûrs», a précisé Mark Zuckerberg, lors d’une conférence de presse mercredi, cité par Le Monde.

En début de semaine, le CEO de Facebook a accepté la demande du Congrès américain de s’expliquer dans cette histoire. Le face-à-face aura lieu le 11 avril. Cette décision montre l'embarras de l’entreprise dans ce scandale. En effet, Mark Zuckerberg ne s’était pas présenté devant les élus au sujet de l’ingérence russe dans l’élection présidentielle américaine de 2016, préférant envoyer un autre représentant de l’entreprise.

Il y a quelques jours, Facebook avait par ailleurs reconnu que la réparation des failles permettant à des tiers de pouvoir obtenir des données d'utilisateurs de façon non consentie prendrait «plusieurs années».