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Affaire Cambridge Analytica

Le mea-culpa de Facebook par Mark Zuckerberg



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Mark Zuckerberg veut montrer qu’il assume, en tant que fondateur du réseau social. (Photo: Licence CC)

Le fondateur de Facebook, Mark Zuckerberg, a posté un message mercredi pour expliquer sa vision de la chronologie de l’affaire Cambridge Analytica, qui concerne des dizaines de millions de données utilisées sans consentement.

Pour beaucoup, il a parlé trop tard. Mark Zuckerberg est sorti de son silence mercredi soir en postant un message sur le réseau social qu’il a créé et pour rappeler les efforts effectués en matière de cybersécurité et de protection des données des utilisateurs.

Ce long message, le fondateur de Facebook l’adresse à ses utilisateurs suite à la révélation par plusieurs médias de l’utilisation massive, non consentie, de leurs données par le cabinet Cambridge Analytica.

«Nous avons la responsabilité de protéger vos données, et si nous ne pouvons pas le faire, nous ne méritons pas de vous servir», indique Mark Zuckerberg dans son message, où il précise que la bonne nouvelle est que les actions pour prévenir que ceci ne se répète ont été prises il y a des années. Et de reconnaître toutefois que des erreurs ont été commises et qu’il faut continuer à maintenir les efforts.

Rappel des faits selon Facebook

Mark Zuckerberg rappelle en outre la chronologie de cette affaire, qui avait débuté avec le test de personnalité conduit par un chercheur de l’université de Cambridge, Aleksandr Kogan, via une app. Nous étions en 2013, et à cette époque, M. Kogan a pu accéder aux données de quelque 300.000 personnes, selon le CEO de Facebook, ainsi qu’à des données de leurs amis. Il est question de plusieurs dizaines de millions de data. Des actions ont été prises pour éviter pareil siphonnage, mais le mal était fait.

En 2015, selon des révélations de la presse, Aleksandr Kogan a «partagé» les données recueillies avec Cambridge Analytica. Or, les services de l’agence de profilage via les données – dont leur profil politique – ont été utilisés lors de la campagne électorale de Donald Trump, ce qui lui a permis de devenir président des États-Unis en 2016.

Cette affaire a déjà écorché sérieusement la confiance des utilisateurs envers Facebook. Il suffit de constater la propagation de #deletefacebook sur les réseaux sociaux pour comprendre le désarroi des usagers, qui, sans être dupes, ne veulent pas voir leur comportement utilisé à des fins détournées. Une affaire qui ne se résoudra pas en un seul post et qui marquera probablement un tournant dans un monde digital où la data représente un actif précieux.