POLITIQUE & INSTITUTIONS

Investiture présidentielle

Donald Trump: «America first»



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Donald Trump a fait beaucoup de promesses après avoir prêté serment. (Capture d'écran : whitehouse.gov)

Le 45e président des États-Unis, Donald Trump, a donné le ton ce vendredi pour les prochaines quatre années: protectionnisme et isolationnisme.

Dans son discours d’investiture de 20 minutes environ, le nouveau président américain a évoqué «deux règles» pour l’avenir: «Buy american, hire american» (acheter américain, embaucher américain). Donald Trump a promis «à tout le monde» que désormais, les États-Unis mettraient les intérêts américains avant tout.

«Make America great again»

Le milliardaire américain a déclaré qu’il en serait fini «d’enrichir les autres pays», tandis que son propre pays serait «en désordre». Le nouveau président a continué: «On ramènera nos emplois, nos frontières, notre fortune et nos rêves.» Par la même occasion, Donald Trump pourrait avoir stimulé les marchés en annonçant la construction de routes, de tunnels, de chemins de fer, pour «remettre tout le monde au travail».

Sans citer la Fédération de Russie par son nom, le nouveau «commander-in-chief» a également estimé que les États-Unis engageraient de nouvelles alliances pour «combattre ensemble le terrorisme islamique radical». Cela dit, il s’est exprimé clairement en faveur d’un nouvel isolationnisme en estimant qu’on ne peut pas imposer son modèle par la force. Donald Trump pense qu’en rendant à l’Amérique «sa grandeur», elle pourra persuader les autres.

Le jour où le peuple est redevenu souverain.

Donald Trump

Acclamé par les dizaines de milliers de supporters qui s’étaient rassemblés devant le Capitole à Washington, D.C. pour assister à la cérémonie, Donald Trump, comme d’habitude très patriotique, s’en est vigoureusement pris aux élites et à l’establishment. Depuis trop longtemps un groupe de personnes «s’accaparaient le pouvoir et la richesse», tandis que le peuple n’en profiterait pas.

Donald Trump a tenu une promesse solennelle: «On se souviendra du 20 janvier 2017 comme le jour où le peuple est redevenu souverain.»

Le 45e président des États-Unis, qui lors de sa campagne électorale avait encore un discours tellement controversé, a ce vendredi une fois de plus appelé à l’unité. Entre-temps, des milliers de manifestants, pour la plupart des antifascistes, se heurtaient à la police dans les rues de la capitale américaine. Pendant son discours, Donald Trump avait pourtant affirmé: «Le carnage s’arrête là.»