ENTREPRISES & STRATÉGIES — Industrie

Une annonce à venir

Des voitures autonomes bientôt en phase de test



Les tests des véhicules autonomes pourraient être réalisés sur un banc d’essai de 25 kilomètres le long de l’A3. (Photo: DR)

Les tests des véhicules autonomes pourraient être réalisés sur un banc d’essai de 25 kilomètres le long de l’A3. (Photo: DR)

Le gouvernement aurait déjà réuni plusieurs partenaires dans le cadre d’un projet de mobilité intelligente qui devrait amener des sociétés de la Silicon Valley à venir tester des véhicules autonomes au Luxembourg. La mise en pratique de ce projet devrait être annoncée d’ici peu.

Soutenu de longue date par les ministères de l’Économie ainsi que du Développement durable et des Infrastrucures, le projet de faire de Luxembourg un lieu de test pour les véhicules autonomes par des sociétés spécialisées devrait aboutir à une annonce dans les prochaines semaines.

C’est ce qu’a indiqué ce vendredi à Paperjam.lu le ministère de l’Économie en réaction à un article du site américain Data Economy paru cette semaine, dont il n’a toutefois pas souhaité confirmer ni infirmer les informations, les estimant «erronées pour certaines» et «prématurées» pour d’autres.

Citant Peter Sodermans, senior advisor auprès de Digital Lëtzebuerg, Data Economy fait part d’un «travail rapproché» entre le Luxembourg et des sociétés actives dans le secteur de la voiture autonome, basées en Californie, qui seraient prêtes à tester leurs technologies sur les routes du Grand-Duché.

Un banc d’essai sur l’A3

Toujours selon Peter Sodermans, qui botte désormais en touche en renvoyant vers le ministère de l’Économie, le gouvernement aurait donné son feu vert – pour mener à bien ces tests – à la création d’un banc d’essai de 25 kilomètres, le long de l’autoroute A3 qui relie le Luxembourg à la France.

Ce tronçon pourrait compléter une section de 70 kilomètres de route reliant Metz à Merzig, où sont déjà testés des véhicules autonomes et connectés dans le cadre d’un partenariat mis en place au printemps dernier entre les ministères des Transports français et allemands.

Dans le cadre du projet luxembourgeois – sur lequel le ministère du Développement durable et des Infrastructures n’a pas non plus voulu communiquer quant à son avancée actuelle –, Peter Sodermans évoque un potentiel financement européen, ainsi que le concours de l’industrie luxembourgeoise et des opérateurs de réseaux actifs dans le domaine de la 5G, auxquels devrait être associé Luxconnect.

Universités et centres de R&D

Des représentants de ces secteurs auraient été conviés à une réunion préparatoire à ce projet à laquelle auraient également assisté d’autres représentants d’universités, de centres de recherche et de développement, et du gouvernement.

En mai 2016, ce dernier avait décidé d’ajouter aux priorités déjà identifiées dans le cadre de Digital Lëtzebuerg celle du développement du Luxembourg comme laboratoire vivant de la mobilité en étroite collaboration avec le secteur privé.

Quatre mois plus tard, le ministre François Bausch et les secrétaires d’État Francine Closener et Camille Gira s’étaient rendus dans la Silicon Valley pour se renseigner sur les derniers développements dans le domaine de la conduite autonome sans chauffeur, ainsi que pour positionner le Luxembourg comme un des leaders européens de la mobilité intelligente et nouer des partenariats stratégiques. Une initiative qui devrait donc bientôt porter ses premiers fruits.