PLACE FINANCIÈRE & MARCHÉS — Banques

Convention collective bancaire

Climat plus serein à la table des négociations



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Les discussions entre partenaires sociaux portent notamment sur l'établissement d'une convention collective pour 2017, qui permettrait le versement de la prime de juin. (Photo: Maison Moderne/archives)

La réunion plénière qui s’est tenue vendredi entre partenaires sociaux n’a pas permis de trouver un accord dans le cadre des négociations autour de la future convention collective bancaire. La question de la prime de juin reste au cœur des échanges qui se poursuivront mi-juin.

Alors que certains salariés de la Place continuent de donner de la voix pour réclamer le versement de la prime de juin, la tension entre l’intersyndicale et l’ABBL semble être retombée d’un cran. Lors de la réunion plénière qui s’est déroulée vendredi après-midi, tous faisaient état de «l’absence d’accord global», mais également de «la poursuite des négociations». Et ce, dans un climat où «chacun a fait un pas vers l’autre». Bien loin donc des discours prononcés le jour de la manifestation des salariés de RBC Investor Services à Esch-Belval, où deux des trois syndicats assuraient ne plus vouloir discuter avec l’ABBL qu’au sein des réunions plénières et non plus des groupes de travail.

«La prochaine réunion est programmée pour la mi-juin et ce sera un groupe de travail autour de la question de la grille de classification et des rémunérations», annonce Serge de Cillia, CEO de l’organisation patronale en précisant «qu’aucun des représentants syndicaux présents vendredi n’a fait part de sa volonté de ne pas y assister». Et ce dernier de préciser que «nous verrons bien le jour J si ces propos ont été suivis d’effets ou non». Interrogée sur cette question, Véronique Eischen, membre du bureau exécutif de l’OGBL, a indiqué laconiquement que «les discussions continuent». Les représentants LCGB, eux, n’étaient pas joignables vendredi soir.

Nous travaillons sur une alternative.

Serge de Cillia, CEO de l’ABBL

Les discussions réalisées au cours de cette réunion plénière ont porté notamment sur la question du versement de la prime de juin. Pour Laurent Mertz, secrétaire général de l’Aleba, «l’ABBL reste inflexible sur cette question tant qu’il n’y aura pas d’accord sur un contrat collectif». D’où les échanges en cours sur l’instauration d’une convention valable uniquement pour 2017 dont l’élaboration permettrait le versement de ce geste considéré par les syndicats comme «un acquis social».

«La proposition que nous avions faite d’une augmentation non linéaire des salaires, mais comprenant une hausse de 0,45% pour le mérite et 0,55% pour la formation ayant été refusée, nous travaillons sur une alternative», affirme Serge de Cillia qui précise seulement qu’«aucun accord n’a été trouvé aujourd’hui» et note que «les discours tenus par les salariés qui réclament la prime reprennent celui des syndicats, mais sans s’interroger sur les raisons du blocage». Référence plus ou moins discrète au fait que l’ABBL estime que les revalorisations salariales demandées par l’intersyndicale sont trop élevées dans le cadre d’une application généralisée.

En parallèle des discussions sur cette convention 2017, se déroulent celles sur le nouveau texte en préparation qui doit couvrir 2018 et au-delà. Des échanges «qui nécessitent du temps» et qui devraient aboutir au fameux texte «simplifié» et «modernisé» qui devra être plus court que l’actuel. Interrogé sur la durée estimée de ces négociations, aucun des partenaires sociaux n’a souhaité faire de pronostic sur cette question.