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ArcelorMittal peut racheter l’italien Ilva



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ArcelorMittal devra massivement investir pour rendre le site de Tarente moins polluant. (Photo: Licence C. C.)

La Commission européenne vient de donner son aval pour le rachat du sidérurgiste italien Ilva par ArcelorMittal. Les concessions proposées – dont la vente du site de Dudelange – sont jugées suffisantes.

ArcelorMittal a obtenu ce lundi 7 mai le feu vert de la Commission européenne pour le rachat de l’aciérie italienne Ilva. La Commission estime que les engagements de cessions pris par le numéro un mondial de l’acier sont suffisants pour garantir le maintien de la concurrence à l’échelon européen.

«La Commission a conclu que l’opération envisagée, telle que modifiée par les engagements, ne poserait plus de problèmes de concurrence et préserverait la concurrence sur les marchés européens de l’acier», dit le communiqué.

Le groupe sidérurgique basé au Luxembourg s’était déclaré intéressé par le rachat d’Ilva – la plus grande aciérie européenne – dès la fin 2014. À la tête du consortium Am Investco Italy, il a été choisi en juin 2017 pour reprendre le groupe italien au bord de l’asphyxie financière, qui avait été placé sous administration de l’État en 2015.

Une offre accompagnée d’engagements

L’offre retenue est de 1,8 milliard d’euros, montant auquel ArcelorMittal a ajouté une promesse d’investissements de 2,4 milliards d’euros et des engagements en matière d’emploi.

Mais la Commission européenne avait alors ouvert un dossier afin d’analyser les problèmes de concurrence et, en fin de compte, demandé à ArcelorMittal de faire des concessions par rapport à son parc européen pour maintenir un équilibre sur le marché.

Le 13 avril dernier, le sidérurgiste avait alors donné une liste de sites dont il pourrait se séparer pour s’assurer le rachat d’Ilva. Des unités de production situées en Roumanie, en Macédoine, en République tchèque, mais aussi à Liège, en Belgique, et à Dudelange au Luxembourg.

Une annonce qui a provoqué une levée de boucliers dans le monde politique et syndical contre la vente – on ne parle pas ici de fermeture – du site luxembourgeois.

Concernant la cession du site de Dudelange, ArcelorMittal Luxembourg annonce, dans un communiqué, qu'il «veillera à ce que cette cession se déroule dans un contexte de dialogue avec les différentes parties concernées. Lobjectif est de garantir un fonctionnement optimal du site conformément aux attentes de la Commission, afin dassurer un niveau dactivité compatible avec le maintien des conditions de concurrence au sein du marché européen de lacier plat».