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Équipement

Ne pas choisir ses chaussures les yeux fermés



Trouver chaussure à son pied n’est pas toujours gagné d’avance. N’hésitez pas à vous faire conseiller. (Photo: Shutterstock)

Trouver chaussure à son pied n’est pas toujours gagné d’avance. N’hésitez pas à vous faire conseiller. (Photo: Shutterstock)

Se procurer une bonne paire de chaussures lorsqu’on se met à la course à pied n’est ni un luxe, ni un caprice. Mais il ne faut pas non plus foncer tête baissée. Voici quelques conseils pour acheter en meilleure connaissance de cause.

Parce qu’elle vous fait voyager sur tous les terrains, en course à pied, votre paire de chaussures est votre meilleure alliée. S’il y a donc une chose qu’il faut choisir avec sérieux avant d’attaquer le bitume ou les sentiers, c’est bien elle. On en trouve de tous les coloris, et toutes les grandes marques de sport sont actives sur ce créneau. Mais avant de débourser souvent plus de 100 euros, mieux vaut se poser certaines questions.

Route ou sentiers escarpés?

La plupart des chaussures classiques sont prévues pour affronter «routes et chemins». Mais de plus en plus, dans les rayons des magasins spécialisés, on vous proposera des chaussures de «trail». Cette discipline, qui monte en puissance depuis une dizaine d’années, est au running ce que le VTT est au vélo. Des chaussures plus robustes, disposant d’une meilleure accroche et de matériaux renforcés, vous permettront d’affronter pentes gadoueuses et sentiers rocheux. Les coureurs avertis ont en général une paire de chaque.

Quelle pointure choisir?

En course à pied, le premier conseil est toujours d’opter pour une pointure de plus que pour vos chaussures de ville. Si vous chaussez classiquement du 42, optez pour du 43. Vous éviterez les petites blessures au niveau des orteils et souffrirez moins des pieds qui gonflent en allongeant les distances. Petite astuce: vous devez pouvoir glisser un doigt à l’arrière de la chaussure lacée, en position debout.

Pronateur ou supinateur?

Tout le monde n’attaque pas le sol de la même façon. Dans les rayons ou les catalogues, vous verrez que l’on parle de chaussures pour coureurs universels, pronateurs ou supinateurs, selon que l’on pose en premier le centre, l’extérieur ou l’intérieur du pied. Jetez un œil à vos semelles de tous les jours, vous verrez que tout le monde n’use pas le talon de la même manière. Dans le doute, optez pour le modèle universel, qui ne risque pas de corriger un défaut inverse au vôtre ou de vous blesser. Mais de plus en plus de magasins spécialisés proposent d’analyser votre foulée sur tapis roulant pour mieux vous conseiller. Une étape à ne pas négliger.

Le drop, c’est quoi?

Classiquement, on vous parlera d’un drop entre 8 et 12mm. De quoi s’agit-il? Tout simplement de la différence de hauteur de la couche de mousse entre la pointe du pied et le talon. Il y a quelques années, la mode était de réduire ce drop à quasi rien afin de mieux profiter de la sensation au sol. Un débat s’en est suivi sur l’augmentation des blessures. Une hauteur plus élevée au talon devrait en tout cas moins solliciter vos tendons d’Achille, ce qui n’est pas à négliger. Mais pas besoin non plus de couches de mousse excédentaires si votre poids est dans la normale (moins de 85 kilos).

Quel prix?

La question est évidemment difficile, certains magasins spécialisés proposant certains modèles de leur marque pour un très bon rapport qualité/prix à moins de 100 euros. En tout cas, pour démarrer, il faut avant tout veiller à avoir une chaussure qui propose un amorti correct. Évitez donc le bas de gamme (genre promo de discounter), mais pas besoin non plus de mettre directement 200 euros dans une paire de pompes.

Cet article est issu de la newsletter Paperjam Running, le rendez-vous mensuel pour suivre l’actualité du running au Luxembourg. Vous pouvez vous abonner en suivant ce lien .