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Même le Covid ne peut freiner le marché immobilier



La période de confinement a été l’occasion, pour certains, de concrétiser un projet immobilier qui était en sommeil jusque-là. (Photo: Shutterstock)

La période de confinement a été l’occasion, pour certains, de concrétiser un projet immobilier qui était en sommeil jusque-là. (Photo: Shutterstock)

Alors que les agences immobilières ont été durement impactées par la crise sanitaire au cours du second trimestre de cette année, l’activité du secteur n’a baissé que de 20%.

Rien ne semble à même de freiner la dynamique du marché immobilier luxembourgeois, pas même la crise sanitaire du Covid-19. Alors que les prix des biens construits ou à construire avaient déjà flambé en 2019 , Eurostat et l’Observatoire de l’habitat ont confirmé que leur hausse s’est poursuivie  cette année, même au cours du second semestre , au plus fort des mesures d’urgence, dont le lockdown.

«Si ce fut une surprise? Non, pas totalement. La demande demeure en effet extrêmement forte dans le pays. Ce qui fut plus surprenant, c’est que le taux d’activité n’a baissé que de 20% alors que les agences immobilières étaient fermées pendant deux mois», note Julien Licheron, membre de l’Observatoire de l’habitat.

Un impact plus que léger en comparaison avec d’autres pays, qui peut cependant varier d’une région à l’autre du pays. Reste à expliquer ce phénomène: «Il faut évidemment tenir compte de cette demande très forte, c’est évident. Ensuite, il y a le fait que des transactions conclues avaient été actées avant le second trimestre», poursuit Julien Licheron.

Trois hypothèses émises

D’autres hypothèses expliquent aussi cette bonne tenue de l’activité immobilière. «Tout d’abord, la pierre reste un refuge pour les investisseurs, c’est évident. D’autant que les rendements de nombreux autres produits sont faibles. Ensuite, ce que nous confirment les agences, beaucoup de propriétaires ont profité du lockdown pour concrétiser un projet immobilier qui était en sommeil jusque-là. Enfin, on peut imaginer que certains se sont aperçus que leur résidence n’était pas adaptée au télétravail, qu’il y avait un manque de place… Ils ont donc cherché autre chose», souligne Julien Licheron.

Qui n’oserait affirmer que cela s’inscrira dans la durée. «La volonté d’investir dans l’immobilier, certainement. Les deux autres hypothèses se vérifieront avec le temps et selon les circonstances», conclut-il.