POLITIQUE & INSTITUTIONS — Politique

Le masque reste obligatoire dans les transports

La majorité des mesures anti-Covid vont être levées



La ministre de la Santé, Paulette Lenert, et le Premier ministre, Xavier Bettel, ont annoncé la fin du régime 3G obligatoire dans les entreprises, commerces et loisirs. (Photo: capture d’écran)

La ministre de la Santé, Paulette Lenert, et le Premier ministre, Xavier Bettel, ont annoncé la fin du régime 3G obligatoire dans les entreprises, commerces et loisirs. (Photo: capture d’écran)

Le Premier ministre, Xavier Bettel, et la ministre de la Santé, Paulette Lenert, ont annoncé ce vendredi 4 mars un allégement des mesures anti-Covid. Il n’y aura plus de régime 3G au travail ou dans les loisirs, et le port du masque va être levé dans les écoles.

«Il faut essayer de retrouver une normalité, c’est pourquoi le gouvernement a décidé que la plupart des mesures anti-Covid vont être supprimées. Le CovidCheck restera applicable dans les hôpitaux, les maisons de soins et les CIPA, et le masque restera obligatoire dans les transports publics. Mais il n’y aura plus de régime 3G obligatoire au travail, dans les loisirs et les commerces», a annoncé, ce vendredi 4 mars, le Premier ministre Xavier Bettel (DP) lors d’un point presse qui a suivi le conseil de gouvernement.

Après un test positif, l’isolement reste, lui, inchangé. Au sein des écoles, le masque ne sera plus obligatoire, et le nombre de tests réalisés passera à un par semaine. «Le virus est toujours présent, il y a toujours des décès, c’est pour cela que nous avons décidé que les personnes vulnérables devaient toujours être protégées. Nous recommandons également d’être toujours prudents, et de se tester régulièrement.» Aux côtés de la ministre de la Santé,  Paulette Lenert (LSAP), Xavier Bettel a expliqué que le projet de loi serait déposé en début de semaine, «et après avis du Conseil d’État, nous espérons qu’il pourra être voté dans la foulée à la Chambre pour une entrée en vigueur le plus rapidement possible». Le gouvernement suit ainsi les allégements pris par ses pays voisins.

Des discussions à venir sur le télétravail

«Nous connaissons la situation actuelle, mais on ne sait pas ce qui nous attend en automne», a relativisé Paulette Lenert. «Les personnes vaccinées restent les plus protégées. Le Luxembourg a bien géré la vague du variant Omicron, il reste 25 patients en soins normaux, et cinq en soins intensifs. Le taux de contamination reste élevé, mais ça ne veut pas dire que les personnes sont hospitalisées.»

Concernant les accords sur le télétravail, reconduits de manière bilatérale avec les pays voisins, «il va sans doute y avoir des discussions parce que, dans les autres pays, les règles vont changer aussi, donc il est possible qu’il y ait des réductions sur le recours au télétravail».

«Les Luxembourgeois sont en sécurité»

Le conflit en Ukraine a également été au cœur du conseil de gouvernement. «Je suis conscient que beaucoup de personnes sont préoccupées dans notre pays, et je voudrais leur dire que le Luxembourg est un pays sûr, les Luxembourgeois sont en sécurité, il n’y a pas lieu d’avoir peur. Le Luxembourg n’est pas seulement un membre fondateur de l’Union européenne, mais aussi de l’Otan, et c’est la garantie la plus forte d’avoir la paix dans notre pays», a insisté Xavier Bettel.

Le Premier ministre a expliqué que le gouvernement se concerte tous les jours sur les dernières évolutions et va continuer à le faire dans les prochains jours. «Notre but est d’arrêter la misère humaine créée par les échanges armés. Nous sommes en lien permanent avec nos partenaires européens. Notre première priorité est d’obtenir une trêve des armes en Ukraine, tous les jours, des personnes innocentes meurent en Ukraine.»

Xavier Bettel a rencontré des réfugiés 

Et alors que de nombreuses initiatives se mettent en place dans le pays pour accueillir des réfugiés, collecter des fonds ou des biens de première nécessité, Xavier Bettel a annoncé que 200 personnes sont déjà arrivées à Luxembourg ou sont en chemin, dont 20 Luxembourgeois. «J’ai rencontré hier les premiers réfugiés, ils ont tout abandonné, et beaucoup ont dû laisser leur époux et père dans leur pays. Nous allons leur offrir toute l’aide possible. Je suis aussi très touché et fier de la grande solidarité dont nous faisons preuve. C’est dans l’ADN des Luxembourgeois, et nous soutenons aussi l’initiative de Caritas et de la Croix-Rouge luxembourgeoise de mettre en place une hotline pour coordonner les différentes actions des particuliers.»

La hotline gérée par Caritas et la Croix-Rouge, avec le soutien du ministère de la Famille, de l’Intégration et à la Grande Région, est joignable au +352 621 796 780 ou par mail à [email protected]