POLITIQUE & INSTITUTIONS — Europe

Désignation

Macron a choisi Goulard pour la Commission



Emmanuel Macron a décidé de relancer Sylvie Goulard sur la scène européenne. (Photo: Shutterstock)

Emmanuel Macron a décidé de relancer Sylvie Goulard sur la scène européenne. (Photo: Shutterstock)

La France se faisait attendre en ce qui concerne la désignation de son candidat au poste de commissaire européen. Finalement, c’est l’ancienne ministre Sylvie Goulard qui a été choisie.

Et l’élue est... Sylvie Goulard. Selon des informations du Monde, c’est en effet l’ancienne ministre des Armées et eurodéputée qui a finalement été désignée par Emmanuel Macron pour rejoindre la prochaine Commission européenne. 

Le choix français se faisait attendre. Ursula von der Leyen avait en effet demandé aux États membres de désigner leur candidat pour le 26 août.

Reste encore à connaître le choix de l’Italie, en pleine crise gouvernementale, et de la Pologne, dont le candidat désigné a finalement renoncé.

Une experte des questions financières et monétaires

Le nom de Sylvie Goulard était fréquemment cité, tout comme celui de Florence Parly, actuelle ministre de la Défense. La première a été conseillère de Romano Prodi puis députée européenne pour le MoDem. C’est là qu’elle s’est forgée la réputation d’experte des questions financières et monétaires. Devenue ministre des Armées, elle démissionne très vite en 2017 suite à l’affaire des assistants parlementaires du MoDem au Parlement européen afin de «démontrer sa bonne foi». Elle n’a jamais été mise en examen dans ce dossier, mais les députés ne manqueront pas de la questionner à ce sujet lors de son grand oral à venir. C’est en réalité la seule ombre sur son CV plutôt remarquable.

Elle succédera donc à Pierre Moscovici, commissaire européen sortant, qu’elle avait étrillé notamment sur les réseaux sociaux après son passage devant le Parlement strasbourgeois pour être adoubé. Le contentieux entre eux est ancien et remonte à l’époque où Sylvie Goulard s’était emparée de la présidence du Mouvement européen-France dont Moscovici ne s’attendait pas à être écarté par une «techno» encore très peu connue.