ENTREPRISES & STRATÉGIES — Industrie

Restructuration

Liberty Steel Dudelange sous pavillon roumain



Après avoir promis 100 millions d’euros d’investissement, le CEO de GFG Alliance, maison mère de Liberty Steel, a validé la réunion des usines de Liège, de Dudelange et de Magona dans une unité à Galati, en Roumanie. (Photo: archives Maison Moderne)

Après avoir promis 100 millions d’euros d’investissement, le CEO de GFG Alliance, maison mère de Liberty Steel, a validé la réunion des usines de Liège, de Dudelange et de Magona dans une unité à Galati, en Roumanie. (Photo: archives Maison Moderne)

Selon un communiqué du comité de restructuration et de transformation de Liberty Steel, Liberty Steel Liège, Dudelange et Magona (Italie) fusionneront avec Liberty Steel Galati en Roumanie.

«Malgré les circonstances difficiles, GFG Alliance contient de nombreuses entreprises de haute qualité qui enregistrent de solides performances sur des marchés records où la demande des clients et les prix sont forts. En recentrant nos activités, nous protégerons davantage d’emplois et jetterons les bases d’une croissance future durable. Le refinancement du groupe, qui avance bien, rapproche le point de pouvoir honorer nos obligations envers les créanciers», a commenté le CEO de GFG Alliance (maison mère de Liberty Steel), Sanjeev Gupta.

Au Luxembourg, les syndicats doivent l’avoir mauvaise, eux qui depuis l’arrivée de ce nouvel industriel, notamment de l’acier, se demandaient d’où venaient les investissements nécessaires. Les 250 salariés, qui produisent 600.000 tonnes de tôles laminées et galvanisées chaque année, ne verront probablement jamais la couleur des 100 millions d’euros d’investissement qui avaient été annoncés par M. Gupta pour les rassurer.

Contacté par nos confrères du Wort, Robert Fornieri, secrétaire général adjoint du LCGB, se dit «surpris par cette annonce qui n’a jamais été discutée avec nous» et parle de «provocation» et de «manque de respect envers le dialogue social». Le ministre de l’Économie, Franz Fayot (LSAP) devrait faire une déclaration sur la situation à la Chambre des députés mardi après-midi et une réunion est prévue avec la direction luxembourgeoise de Liberty Steel mercredi.

Car selon un communiqué du comité de restructuration et de transformation, mis en place début mai pour préparer une vente à la découpe des assets du groupe , l’usine de Dudelange, qui avait déjà été regroupée avec celle de Liège, rejoint une unité Liberty Steel Galati, du nom de la plus grande usine d’acier intégrée de Roumanie, avec Liège, mais aussi l’unité de Magona en Italie. 

«Liberty Galati, la plus grande aciérie intégrée de Roumanie, deviendra le principal fournisseur de bobines laminées à chaud (HRC) des entreprises en aval de Liberty, garantissant un approvisionnement sûr et durable de leur matière première. Les liens plus étroits avec les activités en aval permettront à Liberty Galati d’offrir une gamme beaucoup plus large de produits de haute qualité à sa clientèle existante en Europe centrale et du sud-est. Dans le cadre de la restructuration, Renaud Moretti, CEO de Liberty Steel en Europe, rapportera désormais à Paramjit Kahlon», indique le communiqué de presse.

«Les premières étapes de ce programme de restructuration ont déjà commencé, les premières livraisons de HRC de Liberty Galati devant arriver aux usines en aval dans les prochaines semaines, leur permettant de redémarrer leurs lignes peu de temps après. La restructuration devrait conduire à des synergies dans divers domaines fonctionnels, notamment les achats, l’informatique et la comptabilité. L’entreprise poursuivra son dialogue constructif avec les syndicats et les comités d’entreprise sur ces changements.»