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Faillite de Greensill, inquiétude pour Liberty Steel



Lâchée par son assureur et par Credit Suisse, Greensill est dans le viseur du régulateur allemand, accusée de «légèreté» dans le cadre de la débâcle de Wirecard. (Photo: Shutterstock)

Lâchée par son assureur et par Credit Suisse, Greensill est dans le viseur du régulateur allemand, accusée de «légèreté» dans le cadre de la débâcle de Wirecard. (Photo: Shutterstock)

La fintech londonienne spécialisée dans le financement à court terme des entreprises, Greensill, a déposé le bilan. Et cela pourrait poser des problèmes à Liberty Steel, le repreneur d’une partie des installations d’ArcelorMittal au Luxembourg, un de ses plus gros clients.

Le business model était simple: Greensill payait la facture d’une entreprise à sa place contre un léger rabais et se faisait rembourser par l’entreprise. La fintech, qui comptait dans ses investisseurs l’ancien Premier ministre britannique, David Cameron, ou Softbank, s’est retrouvée en difficulté après que son assureur a refusé de renouveler un contrat de 4,6 milliards de dollars et que Credit Suisse a gelé l’accès à 10 milliards de dollars dans des fonds domiciliés au Luxembourg et au Liechtenstein.

Lundi, dix ans après son lancement par l’Australien Lex Greensill, la start-up s’est mise en faillite à Londres, et trois conseillers de Grant Thornton ont commencé à évaluer ses avoirs et ses pistes de sortie de crise. Selon les médias britanniques, le fonds Apollo pourrait reprendre une partie des activités.

Mais pas celle qui concerne Liberty Steel. Le groupe sidérurgique de Sanjeev Gupta, qui a repris une partie des activités d’ArcelorMittal au Luxembourg, est un de ses principaux clients. Le groupe n’avait pas réagi aux informations de presse. Vendredi, un porte-parole avait indiqué à l’AFP que les liquidités du groupe étaient satisfaisantes et les perspectives industrielles bonnes grâce à la reprise économique attendue post-Covid.

Le Financial Times croit savoir que le ministre en charge des Entreprises, Kwasi Kwarteng, a tenu une réunion d’urgence dimanche avec le patron du sidérurgiste, Jon Ferriman. La Banque d’Angleterre avait écarté cette société des institutions à risque.

Selon plusieurs médias allemands, le superviseur financier allemand, la Bafin, a déposé une plainte pénale contre la banque, soupçonnée d’avoir falsifié son bilan.

Greensill a financé pour 143 milliards de dollars en 2019, auprès de 10 millions de clients dans 175 pays.