POLITIQUE & INSTITUTIONS — Institutions

Paulette Lenert

«Les restrictions pour les non-vaccinés sont justifiées»



«Les règles 2G et 2G+ qui excluent les personnes non vaccinées de certaines activités sont justifiées», déclare la ministre de la Santé Paulette Lenert.  (Photos: Maison Moderne. Montage: Maison Moderne)

«Les règles 2G et 2G+ qui excluent les personnes non vaccinées de certaines activités sont justifiées», déclare la ministre de la Santé Paulette Lenert.  (Photos: Maison Moderne. Montage: Maison Moderne)

La ministre de la Santé Paulette Lenert a déclaré que les restrictions liées à la pandémie impactant les personnes qui ne sont pas vaccinées sont justifiées, alors que le pays a soutenu une décision du Conseil de l’Europe selon laquelle les citoyens ne devraient pas être contraints de se faire vacciner.  

Le Conseil de l’Europe, organisation internationale comprenant 47 pays européens, a adopté, en janvier 2021, une résolution concernant les vaccins contre le Covid-19. Celle-ci stipule que les pays doivent «veiller à ce que les citoyens soient informés que la vaccination n’est pas obligatoire et à ce que personne ne subisse de pressions politiques, sociales ou autres pour se faire vacciner si ça n’est pas sa décision». 

La résolution a été citée sur les réseaux sociaux comme un argument d’opposition aux certificats de vaccination et a été mentionnée dans deux pétitions, visant à mettre fin au régime CovidCheck ou à organiser un référendum à ce sujet. Ces deux pétitions devraient être débattues à la Chambre après avoir reçu plus de 4.500 signatures. 

«Le gouvernement s’en tient à la résolution», a déclaré la ministre de la Santé, en réponse à une question parlementaire mardi, mais le régime CovidCheck «vise à protéger la société dans son ensemble», ajoute-t-elle. «Pour le moment, le nombre de personnes non vaccinées reste trop élevé.» 

«L’outil le plus efficace contre la pandémie» 

La réduction de l’efficacité des vaccins au fil du temps et l’émergence du variant Omicron «ne permettent pas, à l’heure actuelle, de poursuivre diverses activités sans aucune mesure de sécurité», a expliqué la ministre. «Ces restrictions sont particulièrement importantes vis-à-vis des personnes qui présentent différents facteurs de risques et pourraient faire face à une infection sévère, afin de les protéger au mieux.»  

Les résolutions du Conseil de l’Europe ne sont pas juridiquement contraignantes pour les États membres de l’Union européenne. Le document encourage en outre les pays à lutter contre l’hésitation face aux vaccins afin de garantir que les citoyens se fassent vacciner, les qualifiant d’«outil le plus efficace contre la pandémie à ce jour». 

Le Conseil de l’Europe «invite aussi les parlements à exercer leur pouvoir, si nécessaire, en ce qui concerne le développement, l’attribution et la distribution des vaccins contre le Covid-19». Au Luxembourg, les mesures de lutte contre la pandémie doivent être approuvées par une majorité simple au Parlement pour entrer en vigueur. 

Les dernières règles, y compris celle du régime 2G+ ajoutant l’obligation de tests antigéniques rapides pour les personnes n’ayant pas encore reçu leur troisième dose, sont entrées en vigueur le 24 décembre. 

Le Premier ministre, Xavier Bettel (DP), a entre-temps demandé un débat sur la vaccination obligatoire à la Chambre, que ce soit pour la société en général ou pour des groupes professionnels spécifiques. Il avait déclaré en décembre qu’il voulait une décision pour la mi-janvier.  

Cet article a été écrit pour Delano , traduit et édité pour Paperjam.