POLITIQUE & INSTITUTIONS — Institutions

Social

Le LCGB contre la «poudre aux yeux» du gouvernement



Patrick Dury souligne la bonne forme de son syndicat, fort de 2.000 nouveaux inscrits en 2019. (Photo: archives / Maison Moderne)

Patrick Dury souligne la bonne forme de son syndicat, fort de 2.000 nouveaux inscrits en 2019. (Photo: archives / Maison Moderne)

Le syndicat chrétien-social est revenu, mardi, sur la hausse des accises, la réforme fiscale et sur une modernisation nécessaire du droit de grève.

Pour sa première conférence de presse de l’année, le LCGB s’est montré critique envers un gouvernement «qui n’est pas cohérent entre ce qu’il exige et ce qu’il est prêt à donner». Premier exemple: la hausse des accises sur les carburants attendue avant le mois d’avril, qui aurait dû être assortie d’une compensation financière pour les plus démunis. Toutefois, celle-ci fait défaut.

«Nous voulons savoir comme sont conçus les aspects prétendument écologiques de la réforme fiscale», indique le président Patrick Dury. «Nous refusons que cela se traduise par un fardeau supplémentaire, pour les salariés comme pour les emplois. Selon le LCGB, le gouvernement n’a aucun concept clair, mais jette simplement de la poudre aux yeux de la population.»

Le LCGB considère également qu’il «manque un concept de transport qui assurerait des transports publics fonctionnels et bien conçus au-delà du tram. C’est uniquement dans ce cas que les transports publics pourront s’afficher comme une option alternative au transport individuel.»

Le syndicat, qui compte 43.000 adhérents, dont 2.000 inscrits l’an dernier, revendique également une évolution du droit de grève, jugé trop restrictif. La législation luxembourgeoise réserve en effet l’exercice de ce droit à l’expiration des phases obligatoires de négociation avec le patronat, puis devant l’Office national de conciliation, puis de nouveau avec le patronat. «Trop lourd et trop lent», commente Robert Fornieri, secrétaire général adjoint du syndicat, qui avance la possibilité de déposer un préavis de grève de 48 heures auprès de l’employeur ou du ministère du Travail. Ou encore de considérer qu’un échec des négociations avec l’employeur et la saisine de l’Office national de conciliation s’avèrent suffisants pour déclencher la grève.