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reprise dans le secteur culturel

Kinepolis, en quête de films pour la réouverture



Kinepolis annonce sa réouverture au Luxembourg dès le 13 janvier. Il faudra attendre jusqu’au 11 pour connaître la programmation et réserver ses billets en ligne. (Photo: Matic Zorman / Maison Moderne)

Kinepolis annonce sa réouverture au Luxembourg dès le 13 janvier. Il faudra attendre jusqu’au 11 pour connaître la programmation et réserver ses billets en ligne. (Photo: Matic Zorman / Maison Moderne)

Dès lundi, il devrait être possible de réserver sa place pour la reprise des séances mercredi 13 janvier dans les cinémas Kinepolis au Luxembourg. Les équipes travaillent en ce moment à rendre la programmation attractive, malgré le manque de nouveautés.

Après un long mois en position «off», tout le monde s’agite derrière les grands écrans de Kinepolis pour les relancer. «C’est une bonne nouvelle», réagit Christophe Eyssartier, responsable du groupe de cinémas au Luxembourg, suite à l’annonce de la réouverture du secteur de la culture . «Nous ne nous y attendions pas aussi rapidement», admet-il. «Mais nous avons tout de suite relancé la machine.»

Mardi 5 janvier, quelques heures après la conférence de presse du gouvernement, le site web affichait déjà fièrement que «suite aux récentes mesures gouvernementales, nous sommes heureux de vous annoncer la réouverture de nos cinémas dès le mercredi 13 janvier». Depuis, «nous avons contacté les employés, remis le planning à jour», détaille le responsable. Afin que «toutes les salles soient ouvertes dès mercredi prochain. Tous les complexes vont rouvrir», aussi bien celui du Kirchberg (10 salles) que ceux du Limpertsberg (5 salles) et d’Esch-Belval (7 salles).

Quels films pourra-t-on voir? «Je ne vais pas vous cacher que c’est un challenge. Nous sommes un peu l’exception par rapport aux pays limitrophes et nous sommes un peu dépendants des distributeurs de ces pays», explique Christophe Eyssartier. Les équipes travaillent encore sur ce point. «Nous allons essayer de proposer une programmation attrayante pour chaque groupe cible.» Par exemple, «The Witches», déjà diffusé en version allemande avant la fermeture de fin novembre, le sera de nouveau, en versions originale (anglais) et française, mais aussi en 4DX. La programmation précise devrait être arrêtée pour le lundi 11 janvier, afin que les préventes puissent démarrer le jour même.

Pas de pop-corn, mais un masque à la place

S’ils peuvent rouvrir, les cinémas devront suivre un protocole sanitaire strict, a indiqué le gouvernement, évoquant une «distance de deux mètres, avec port du masque et un maximum de 100 personnes». Dans les établissements Kinepolis, «on retourne aux mesures en place juste avant la dernière fermeture». Si le masque était d’abord obligatoire uniquement lors des déplacements au moment de la réouverture en juin , il était depuis devenu obligatoire également pendant la séance, et la consommation de boissons et de nourriture avait été interdite. Ce sera donc toujours le cas. Avec toujours des distributeurs de gel hydroalcoolique ou encore «une distance de deux mètres, sauf pour les personnes d’un même foyer». Les cinémas comptent également «tenir compte du couvre-feu, en faisant en sorte que les derniers films se terminent autour de 22h, afin de laisser aux gens le temps de rentrer chez eux.»

Avec une première fermeture à partir de mars et une seconde depuis fin novembre, l’impact économique est «conséquent», évalue Christophe Eyssartier, sans donner de chiffres pour le Luxembourg. Selon le rapport du troisième trimestre 2020 du groupe belge , qui compte sur ses réserves, les trois cinémas luxembourgeois avaient accueilli 240.000 spectateurs entre septembre 2019 et septembre 2020, soit 64,3% de moins que sur la même période l’année précédente. «L’important, c’est de redémarrer», estime Christophe Eyssartier. Il voit cette réouverture comme «une première étape vers un retour à la réalité progressif», en espérant ne plus jamais avoir à fermer.

Du côté des cinémas Caramba, la nouvelle a été moins bien accueillie. Raymond Massard, à la tête de l’asbl Images Animées et qui gère le Kursaal de Rumelange et le Waasserhaus de Mondorf-les-Bains, réfléchissait le mardi 5 janvier, juste après les annonces du gouvernement , à rouvrir ou non, étant donné le peu de sorties cinémas. Il envisageait sinon une programmation réduite, avec par exemple des séances uniquement le week-end.