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Canicule

Les jeunes vignes vulnérables face à la sécheresse



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Les jeunes vignes sont vulnérables à la canicule du fait de leurs racines moins profondes. (Photo: Shutterstock)

La canicule qui sévit actuellement au Luxembourg et la sécheresse qui en découle impactent les vignes, en particulier les plus jeunes, dont la survie peut être menacée. Mais un temps chaud et sec n’a pas que des conséquences négatives, notamment au niveau des maladies, qui prolifèrent moins.

«Les jeunes vignes de moins de cinq ou six ans, qui n’ont pas de racines assez profondes, sont très vulnérables à la canicule», explique Armand Schmit-Fohl, artisan viticulteur au sein du domaine du même nom.

150ha de vignes menacés

Si la survie des vignes plus anciennes n’est pas menacée par la canicule et la sécheresse qui sévissent actuellement au Luxembourg, des mesures doivent être prises pour protéger les plus jeunes, qui représentent environ 150ha sur les 1.300ha de vignes au Grand-Duché.

Deux solutions doivent être mises en œuvre, selon le chef de service viticulture au sein de l’Institut viti-vinicole Serge Fischer: «Il faut diminuer la charge des souches en coupant du raisin et irriguer les jeunes plants.»

«Par principe, l’arrosage n’est pas permis au Luxembourg», explique Armand Schmit-Fohl. «Mais dans des conditions extrêmes comme celles que nous subissons actuellement, des dérogations sont permises pour sauver les jeunes vignes.»

Cependant, les vignes de tout âge peuvent être impactées par la canicule. «D’origine caucasienne, les vignes s’épanouissent sous un climat tempéré», explique Serge Fischer.

«Elles n’aiment pas les conditions extrêmes ni l’excès de soleil», renchérit Armand Schmit-Fohl. «Sur les grappes les plus exposées, le soleil peut brûler les raisins et occasionner des pertes de récolte», ajoute le vigneron.

Moins de maladies

Mais les conséquences d’un tel épisode climatique ne sont pas toutes négatives. Grâce au soleil, le raisin est meilleur et, par conséquent, le vin aussi.

Et, surtout, «quand le temps est chaud et sec, une maladie comme le mildiou ou un champignon comme le botrytis ne prolifèrent pas», se réjouit Serge Fischer.