POLITIQUE & INSTITUTIONS — Institutions

LA RENTRÉE DE L’UNI (2/5)

«Je viens pour vivre une expérience spéciale»



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Sasha et Maho viennent découvrir un pays peu connu dans leurs contrées lointaines. (Photo: Paperjam)

Paperjam vous propose cette semaine une série d'articles consacrés à l'Université du Luxembourg à l'occasion de la rentrée académique ce lundi 16 septembre. Aujourd'hui, coup de projecteur sur les nouveaux étudiants. Que viennent-ils chercher à l'Uni ?

Ils se souviendront longtemps de cette première matinée à l’Uni. Marchant d’un pas faussement pressé et quelque peu fébrile sous un ciel grisonnant, certains osent lever les yeux vers les imposants hauts fourneaux qu’ils doivent longer pour rallier la Maison du savoir depuis la gare de Belval-Université.

Sous un ciel gris, les étudiants descendent de la gare pour rejoindre la Maison du savoir, siège du rectorat. (Photo: Paperjam)

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L’occasion de jeter un œil sur le patrimoine industriel de Belval à ciel ouvert. (Photo: Paperjam)

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Au bout du chemin, le début d'une nouvelle vie d’étudiant, intimidante pour les résidents comme pour ceux venus du bout du monde. (Photo: Paperjam)

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Les nouveaux étudiants convergent vers la Maison du savoir lors du Welcome Day vendredi dernier, découvrant l’environnement singulier du campus de Belval. (Photo: Paperjam)

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Première rencontre: Lydia, 26 ans, et Laura, 23 ans, deux Allemandes inscrites respectivement en études frontalières et en travail social. «J’habite ici parce que le Luxembourg présente la meilleure offre pour les étudiants», souligne Lydia, qui étudie la moitié de la semaine à Metz, mais a choisi de vivre à Belval. «Les logements sont moins chers et le transport gratuit!» Son amie Laura a opté pour l’Uni «parce que c’est intéressant d’aller dans un pays tellement proche que personne ne le visite». À la recherche d’une «expérience différente», elle est d’ores et déjà «vraiment impressionnée par le campus». Et surtout par la bibliothèque: «Wow!», s’exclament les deux amies en chœur.

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Lydia et Laura, étudiantes allemandes enthousiasmées par les infrastructures – et en particulier le Learning Centre (bibliothèque) derrière elles. (Photo: Paperjam)

Sous le porche de la Maison du savoir, des groupes se forment, quelques étudiants attendent esseulés. Fernand, 28 ans, est inscrit en sciences sociales et de l’éducation pour un programme travail/études de trois ans. «J’ai travaillé quelques années comme travailleur social en Allemagne, à Leipzig et à Bonn, mais au bout de trois ans, le Luxembourg me manquait – plus sûr, plus confortable et je peux y parler luxembourgeois.» Le jeune homme a aussi renoncé à une alternance en Allemagne du fait du maigre salaire proposé outre-Moselle: à peine 1.000 euros par mois, insuffisant pour vivre. De retour sur les bancs de la fac, «je vais pouvoir en apprendre plus sur mon travail tout en gagnant de quoi vivre – il n’y a pas d’âge pour étudier».

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Fernand reprend le chemin de la fac pour se perfectionner dans son métier d’éducateur. (Photo: Paperjam)

Direction le hall grouillant de monde. Comme chaque année, les services de l’Uni et les associations étudiantes ont investi les lieux afin d’accueillir les nouveaux venus. Un petit-déjeuner prétexte attire les arrivants qui flânent dans les allées avant le sacro-saint discours de rentrée du recteur. Le voici d’ailleurs qui discute avec des étudiants.

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Le recteur Stéphane Pallage, en pleine conversation avec de nouveaux étudiants. (Photo: Paperjam)

Une matinée joyeuse pour les services de l’Uni et pour le recteur, ravi d’accueillir de nouveaux étudiants en compagnie du bourgmestre de Dudelange, Dan Biancalana .

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Le bourgmestre de Dudelange, Dan Biancalana, et le recteur de l’Uni, Stéphane Pallage, en bonne compagnie. (Photo: Paperjam)

Devant le stand des relations internationales, auprès duquel les étudiants en bachelor peuvent déjà se renseigner sur la destination de leur semestre de mobilité obligatoire, Sasha et Maho, 21 ans, font connaissance. La première est ukrainienne. «Je viens de passer six mois en Espagne, mais pour mon deuxième semestre d’échange, je voulais aller au Luxembourg en raison des jolies villes et des châteaux. C’est un pays très européen. Comme beaucoup de gens ne connaissent pas le Luxembourg en Ukraine, j’ai lancé une émission sur Youtube pour leur montrer le pays! J’attends énormément de ce semestre.»

Une opinion largement partagée par sa nouvelle comparse Maho, qui a, elle aussi, surpris ses proches en indiquant sa destination. «C’est un pays vraiment unique où les gens parlent trois langues, un pays petit, mais très développé. La ville de Luxembourg est ancienne, très européenne. Je viens pour vivre une expérience spéciale.»

Pour les Luxembourgeois aussi, l’Uni offre des avantages précieux. Laura, 21 ans, et Ève, 20 ans, sont restées au pays pour leurs études en sciences sociales et de l’éducation, aussi parce qu’il est plus facile de faire valoir leur diplôme luxembourgeois. Les deux étudiantes s’installent avec leur petit ami respectif, l’une sur le campus, l’autre à Mersch. «J’ai entendu dire des choses plutôt négatives sur la vie estudiantine, mais j’essaie de partir sans préjugés…», assure Ève.

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Dépaysement minimal pour Ève et Laura, originaires de Christnach (Junglinster) et de Mersch. (Photo: Paperjam)