POLITIQUE & INSTITUTIONS — Politique

Task force Covid-19

Les indicateurs épidémiques dans le rouge



La légère augmentation du nombre de cas quotidiens ainsi que celle du nombre de cas actifs pourraient illustrer le début d’un potentiel rebond épidémique dans le pays. (Photo: Romain Gamba/Maison Moderne)

La légère augmentation du nombre de cas quotidiens ainsi que celle du nombre de cas actifs pourraient illustrer le début d’un potentiel rebond épidémique dans le pays. (Photo: Romain Gamba/Maison Moderne)

Les indicateurs – légère augmentation du nombre de cas, variant anglais davantage présent, taux de reproduction en hausse – sont au rouge, ce qui renforcerait le risque d’un fort rebond épidémique, estime la task force Covid-19. Pourtant, la présence du virus dans les eaux usées est en baisse.

Les indicateurs sont au rouge, et le risque de rebond épidémique se renforce, insiste, dans son dernier rapport sur la situation épidémique publié vendredi 5 février, la task force Covid-19 de Research Luxembourg, qui alertait déjà, la semaine précédente, sur la situation – apparemment stable, mais en réalité critique – du Luxembourg.

Le risque serait même similaire à celui connu au début du mois d’octobre, juste avant la deuxième vague, qui avait été surprenante par sa soudaineté et sa brutalité.

À l’appui de cette mise en garde, la légère augmentation du nombre de cas quotidiens ainsi que celle du nombre de cas actifs. Et, surtout, l’augmentation de la présence du variant anglais, considéré désormais comme 30 à 40% plus contagieux.

Le taux de reproduction est lui aussi en hausse, à 1,12 (contre 1,07 la semaine précédente), ce qui atteste d’une dynamique d’expansion de l’épidémie en hausse dans le pays.

Plus pessimiste

Les projections sont donc un peu plus pessimistes que les précédentes. Avec, sans renforcement des mesures anti-Covid, près de 600 cas par jour lors d’un potentiel pic en mai, ce qui serait similaire à la vague de cet automne.

Le dernier rapport de l’étude Coronastep, qui concerne la première semaine de février, est quant à lui plus optimiste. Analysant la présence du Covid-19 dans les eaux usées, l’étude signale une présence moyenne du virus durant cette période, qui a même diminué dans toutes les stations du pays par rapport à la semaine précédente. Or, jusqu’à maintenant, cet indicateur s’est révélé très fidèle aux variations du nombre quotidien d’infections.