ENTREPRISES & STRATÉGIES — Commerce

Pandémie

L’Horesca sur tous les fronts



Entre demandes d’aide des établissements de l’horeca et lien entre ces derniers et les pouvoirs publics, François Koepp et l’Horesca sont face à une situation de crise rare… (Photo: Sébastien Goossens/archives Maison Moderne)

Entre demandes d’aide des établissements de l’horeca et lien entre ces derniers et les pouvoirs publics, François Koepp et l’Horesca sont face à une situation de crise rare… (Photo: Sébastien Goossens/archives Maison Moderne)

Véritable passerelle entre les établissements de l’horeca et les pouvoirs publics, l’Horesca (la Fédération nationale des hôteliers, restaurateurs et cafetiers) est au four et au moulin pour aider le secteur à traverser la crise liée au coronavirus.

C’est évidemment une journée pas comme les autres et plus qu’intense à laquelle s’attendait le secrétaire général de l’ Horesca   François Koepp ce matin: «Même si nous étions déjà en contact avec l’État et les ministères compétents depuis un petit moment et qu’ils nous avaient prévenus en amont, nous sommes évidemment sollicités de toutes parts aujourd’hui, depuis très tôt.»

Selon M. Koepp, la priorité est de mettre en place des mécanismes efficaces pour parer aux situations les plus urgentes – comme ceux relatifs au besoin de chambres d’hôtel pour le personnel soignant frontalier, déjà amorcés la semaine dernière. À situations exceptionnelles, mesures exceptionnelles: si «l’État fait tout à fait son possible pour gérer cette crise comme il faut», cela n’a pas empêché François Koepp d’annoncer être monté au créneau dès le début de journée pour effectuer des demandes concrètes:

- une prise en charge des salaires du secteur à 100%, d’autant plus que les associés et gérants ne peuvent prétendre au chômage technique partiel et doivent donc continuer à percevoir un salaire entier;

- des mesures permettant de payer les frais courants pendant les fermetures;

- des crédits facilités garantis à 50% par la Chambre de commerce afin de pouvoir assurer les fonds de roulement notamment (crédits a priori déjà disponibles jusqu’à 200.000 euros);

- des reports d’impôts et de cotisations;

- une baisse de la TVA maximale de 17% à 10%, ce qui devrait «permettre de mettre un minimum d’argent de côté pour qu’une fois cette période de fermeture passée, les acteurs de l’horeca puissent relancer leur activité et des carnets de commandes vides», comme l’indique François Koepp.

Car voilà également ce qui inquiète le secrétaire général de l’Horesca, au-delà de la baisse, voire de l’arrêt des activités actuelles: une reprise difficile, qu’il faudra préparer pour éviter l’effondrement d’un secteur déjà fragilisé et qu’il va continuer d’aider avec toute son énergie dans les jours et les semaines à venir…