POLITIQUE & INSTITUTIONS — Europe

Coronavirus

Le Grand Est «à risque» avec des conséquences au Luxembourg



Neuf décès et un nombre de personnes infectées qui approche des 600 font du Grand Est la région la plus touchée de France. (Illustration: Shutterstock)

Neuf décès et un nombre de personnes infectées qui approche des 600 font du Grand Est la région la plus touchée de France. (Illustration: Shutterstock)

La région frontalière du Grand Est, en France, est considérée comme une «zone à risque» en raison de la propagation du coronavirus. Les mesures de précaution vont impacter le Luxembourg voisin.

Les conséquences tangibles du coronavirus sur notre quotidien évoluent chaque jour. La zone Grand Est frontalière est considérée à risque comme la Chine, l’Iran ou l’Italie par l’institut Robert-Koch allemand, l’équivalent de l’institut Pasteur en France. Ce qui ne sera certainement pas sans conséquence pour les frontaliers qui travaillent en Allemagne.

La question se pose aussi pour les plus de 100.000 frontaliers lorrains qui traversent la frontière chaque jour.

Face au risque de contagion, la direction des écoles européennes au Luxembourg invite les élèves du Grand Est à rester chez eux. La direction précise qu’elle va s’efforcer d’assurer le suivi éducatif des élèves affectés par cette mesure.

Le gouvernement luxembourgeois n’a pas donné de consigne à ce stade quant aux déplacements frontaliers, chaque entreprise s’organisant au fur et à mesure de l’évolution de la situation.

Le télétravail a été déployé dans de nombreuses entreprises, ainsi que des plans de continuité des activités, de même que des mesures de quarantaine pour les personnels de retour d’une zone à risque.

L’Essentiel indique, dans son édition de ce jeudi, que les employés de Ceratizit qui vivent en région Grand Est doivent rester chez eux jeudi et vendredi par mesure de précaution. Soit la moitié des 1.300 employés du fabricant de pièces en carbure et groupe mondial basé au Luxembourg. Ce qui n’a pas été sans conséquence pour organiser la production en comptant sur les employés résidents et les frontaliers belges.

Le nombre de cas détectés dans la région Grand Est s’approche des 600, avec comme origine de la propagation le Haut-Rhin.