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Visite officielle

Gramegna promeut la finance durable à Washington



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Pierre Gramegna a assisté à la session de printemps du FMI à Washington. (Photo: SIP)

Le ministre des Finances, Pierre Gramegna, était à Washington fin de semaine dernière. Il a rassemblé différents acteurs autour d’un séminaire dédié à la finance durable.

Pierre Gramegna verdit les bancs du FMI. Le ministre des Finances (DP) participait à la session de printemps du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale, du 11 au 13 avril à Washington.

À cette occasion et à son initiative, Pierre Gramegna a souhaité organiser un séminaire dédié à la finance durable, qu’il a intitulé: «Accelerating Change: Let’s make it happen! The role of financial centres in promoting strong, sustainable and balanced growth» (Accélérer le changement: faisons en sorte que cela se produise! - en référence au slogan du nation branding - Le rôle des places financières dans la promotion d’une croissance forte, durable et équilibrée).

Les débuts de la finance durable

Différents acteurs ont répondu présents, à l’instar de John Berrigan, directeur général adjoint de la FISMA, la direction générale de la stabilité financière, des services financiers et de l'union des marchés de capitaux, qui dépend de la Commission européenne.

Mais aussi Satya Tripathi, secrétaire général adjoint de l’ONU Environnement (autorité des Nations Unies qui définit le programme environnemental mondial), ou encore Stephen Nolan, directeur du réseau international FC4S. Ce dernier regroupe, sous l’égide de l’ONU environnement, 18 centres financiers qui ont pour but de développer le marché de la finance durable.

A Washington, Pierre Gramegna a d’ailleurs signé un accord avec le FC4S, pour soutenir financièrement ses activités.

Lors du séminaire, le ministre des Finances a souligné que le développement de la finance durable n’en «est encore qu’à ses débuts et que des efforts considérables restent nécessaires au niveau mondial pour mettre à disposition les fonds requis pour lutter de manière conséquente contre le réchauffement climatique», lit-on dans un communiqué.

Nouvelle coalition verte

En plus de la tenue de ce séminaire, Pierre Gramegna a participé au lancement de la «Coalition des ministres des Finances pour l’action climatique». Objectif: échanger les meilleures pratiques et établir des standards en matière de finance climatique.

La finance verte était également au menu du traditionnel dîner des dirigeants des banques de développement (Banque mondiale, BEI, BERD...) à l’ambassade du Luxembourg.

Des résultats tangibles

Les actions du ministre des Finances traduisent la volonté du Grand-Duché de se positionner comme un pionnier dans le domaine de la finance durable ou responsable.

Depuis 2015, un groupe de travail dédié à la finance climatique (Climate Finance Task Force) rassemble le gouvernement et le secteur financier.

Et la Bourse de Luxembourg a lancé la Luxembourg Green Exchange (LGX) en 2016, première plate-forme mondiale dédiée aux valeurs vertes et durables. Sans compter l'action nationale et désormais internationale de Luxflag en tant qu'agence de labellisation des investissements, depuis 2006.

En octobre 2018, une feuille de route pour la finance durable au Luxembourg a par ailleurs été élaborée en collaboration avec le Programme des Nations unies pour l’environnement.

Et le résultat est là: à ce jour, 61% des actifs mondiaux de la microfinance sont basés au Luxembourg. Le pays revendique 39% de parts de marché en Europe pour les fonds d’investissement responsables et une première place mondiale pour les obligations vertes cotées.