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1,7 milliard d’euros pour la recherche d’ici 2025



La Cité des Sciences de Belval regroupe la plupart des institutions de recherche luxembourgeoises, dont le campus principal de l’Université, le List, le Liser et le FNR. (Photo: Nader Ghavami/Archives)

La Cité des Sciences de Belval regroupe la plupart des institutions de recherche luxembourgeoises, dont le campus principal de l’Université, le List, le Liser et le FNR. (Photo: Nader Ghavami/Archives)

Le gouvernement luxembourgeois a signé des conventions de financement d’un montant total de 1,7 milliard d’euros avec l’Université du Luxembourg et trois autres centres de recherche, ainsi qu’avec le Fonds national de la recherche (FNR). Ceci pour la période 2022-2025.

L’État alloue ses fonds à l’enseignement supérieur et à la recherche sur la base de contrats quadriennaux avec l’Uni et le FNR, ainsi qu’avec les instituts luxembourgeois de la santé (LIH), des sciences et de la technologie (List) et de la recherche socio-économique (Liser).

«C’est une augmentation substantielle», a déclaré le ministre de l’Éducation,  Claude Meisch (DP), qui supervise également l’enseignement supérieur et la recherche dans le cadre de son portefeuille. Le financement augmente de 17,6% par rapport aux contrats de la période 2018-2021. «C’est l’expression des ambitions du gouvernement de développer davantage la recherche, mais aussi l’enseignement supérieur.»

L’Université du Luxembourg, selon les plans, devrait recevoir 908 millions d’euros au cours des quatre prochaines années, suivie par le List (219 millions d’euros), le LIH (182,54 millions d’euros) et le Liser (62,08 millions d’euros). Le FNR recevra 294 millions d’euros, ce qui profitera également aux instituts de recherche, car l’organisation finance des projets spécifiques dans le cadre de divers programmes de subventions.

En outre, 35 millions d’euros seront mis à la disposition de projets de recherche ayant bénéficié d’un financement extérieur important, ce qui donnera un élan national à des initiatives reconnues au niveau international.

Pour la première fois, les contrats signés entre l’État et l’Uni, le List, le LIH et le Liser comporteront un chapitre commun, qui définira quatre priorités partagées par les entités: la numérisation et la médecine personnalisée, les fintech, l’éducation et la formation pour le 21e siècle, et les défis climatiques et énergétiques.

La recherche est devenue un élément indispensable du Luxembourg d’aujourd’hui.
Claude Meisch

Claude Meisch,  ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche

Ces priorités s’appuient sur la stratégie nationale de recherche et d’innovation établie en 2019, qui définit comment l’écosystème scientifique devrait se développer au cours de la prochaine décennie. Elle vise également à favoriser les synergies entre les différents acteurs et à leur permettre de développer des expertises spécifiques mais complémentaires.

Grâce à ces fonds, l’Université du Luxembourg mettra en place un centre de recherche interdisciplinaire sur la durabilité. Ce centre sera par exemple lié à des projets sur l’hydrogène comme source de carburant durable menés au List, a déclaré M. Meisch.

«La recherche soutient le Luxembourg dans des développements importants», a-t-il ajouté. «La recherche est devenue un élément indispensable du Luxembourg d’aujourd’hui.» Ajoutant que le Luxembourg est confronté à des «années décisives» pour son développement futur.

L’augmentation des fonds permettra de créer environ 500 emplois dans les différentes institutions. Quelque 3.000 scientifiques et chercheurs sont actuellement employés au Luxembourg, en plus du personnel administratif et autre.

M. Meisch a souligné la contribution de la communauté scientifique du Grand-Duché à la lutte contre la pandémie, en participant par exemple à l’élaboration du large scale testing (LST), en effectuant des analyses permanentes des eaux usées à la recherche de traces du virus, en prévoyant des modèles sur l’évolution de la propagation du virus en fonction des différentes mesures prises par les pouvoirs publics, en réalisant des études sur la prévalence du virus dans la société au cours des premières phases de la pandémie, ainsi que des recherches sur le Covid long et la gravité de la maladie développée par les patients.

Cet article a été écrit pour   Delano , traduit et édité pour Paperjam.