POLITIQUE & INSTITUTIONS — Economie

Gardiennage

G4S: accord pour un plan de maintien dans l’emploi



Il n’y aura pas de plan social comme annoncé le 7 mai dernier par la direction de G4S. Pour rappel, elle avait l’intention de supprimer 80 postes, comprenant 60 licenciements secs, en trois phases d’ici à décembre. (Photo: Shutterstock)

Il n’y aura pas de plan social comme annoncé le 7 mai dernier par la direction de G4S. Pour rappel, elle avait l’intention de supprimer 80 postes, comprenant 60 licenciements secs, en trois phases d’ici à décembre. (Photo: Shutterstock)

Après deux semaines et six réunions «intenses et constructives», selon les syndicats LCGB et OGBL, un plan de maintien dans l’emploi a été trouvé avec la direction de G4S Security Solutions. 60 licenciements secs sont évités.

Les salariés de la plus grande société de sécurité et de gardiennage au Luxembourg peuvent souffler. Il n’y aura pas de plan social comme annoncé le 7 mai dernier par la direction de G4S. Pour rappel, elle avait l’intention de supprimer 80 postes, ce qui engendrait 60 licenciements secs , en trois phases d’ici à décembre.

«Nous avons pu convaincre la direction de l’utilité des outils sociaux comme les départs en préretraite et les formations, ou encore les départs volontaires», souligne Paul Glouchitski, secrétaire syndical au sein du LCGB.

Du côté de l’OGBL, majoritaire chez G4S, Michelle Cloos, secrétaire centrale, se félicite d’avoir pu rassurer les salariés en trouvant des solutions pour éviter les départs forcés. «La direction de G4S n’avait pas l’intention de licencier pour licencier. Je pense qu’elle a un peu paniqué face à la situation financière, en plus de ne pas être très à l’aise avec l’utilisation des outils sociaux pour limiter les licenciements. Nous avons trouvé des solutions, mais nous aurions pu éviter la mauvaise presse liée à un plan social en privilégiant dès le départ le dialogue.»

«L’accord négocié par les partenaires sociaux devra encore être soumis pour homologation aux instances compétentes. Une série de mesures a pu être retenue afin d’éviter le recours aux licenciements. Un accent particulier a été porté sur les efforts de formation en vue d’une reconversion interne ou même externe des salariés concernés et un plan de départ volontaire sera initié. Les syndicats et la direction ont également pris contact avec Fedil Security Services afin de trouver des solutions au sein du secteur du gardiennage et de la sécurité privée», ont souligné les deux syndicats dans une communication officielle commune. 

Une fin d’année sous conditions

Par contre, si la situation économique de G4S ne s’améliore pas d’ici la fin de l’année, un accord a été trouvé pour permettre à la société de licencier 15 personnes. «Ce sera en dernier recours. Le plan de maintien dans l’emploi va nous donner du temps pour trouver des solutions avec les outils sociaux. C’est rassurant pour les salariés. Il y aura un comité de suivi et nous referons une réunion en novembre pour étudier la situation», indique Michelle Cloos. Son homologue du LCGB mise sur «un retour de l’activité. On espère une amélioration sur le plan sanitaire avec la stratégie vaccinale du pays et un retour progressif de l’activité, comme à l’aéroport, par exemple, qui va sans aucun doute retrouver davantage d’activité.»

À noter qu’un comité de suivi composé des représentants du personnel et de la direction analysera chaque mois la situation économique, financière, sociale et commerciale de l’entreprise, l’évolution de ses effectifs, des nouvelles embauches et des départs, des salariés en reclassement, l’évolution du nombre d’heures, de salariés en chômage partiel, la réorientation/réaffectation des salariés, les plans de formation, et l’évolution du nombre de contrats.