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Investiture de Joe Biden

Les États-Unis reprennent la lutte climatique



Joe Biden s’est engagé à réviser plus d’une centaine de réglementations que son prédécesseur, Donald Trump, avait remises en question concernant la protection de l’environnement ou le changement climatique. (Photo: Shutterstock)

Joe Biden s’est engagé à réviser plus d’une centaine de réglementations que son prédécesseur, Donald Trump, avait remises en question concernant la protection de l’environnement ou le changement climatique. (Photo: Shutterstock)

En annonçant le retour des États-Unis dans l’accord de Paris, le nouveau président, Joe Biden, a marqué le retour du pays dans la lutte contre le changement climatique. Mais revenir sur les décisions de Donald Trump pourrait prendre du temps.

Mercredi 20 janvier, dès le premier jour de son mandat, le nouveau président des États-Unis, Joe Biden, a signé un décret présidentiel annonçant le retour du pays dans l’accord de Paris. Cette demande sera déposée devant l’Organisation des Nations unies (Onu) et devrait permettre au pays de redevenir partie à l’accord dans 30 jours.

Après des années de climatoscepticisme trumpien, ce geste symbolique marque le retour des États-Unis dans la lutte contre le changement climatique. Le nouveau président est aussi revenu sur certaines décisions très controversées qu’avait prises Donald Trump, en suspendant notamment le projet d’oléoduc Keystone XL, l’octroi de licences d’exploration pétrolière en Alaska ou la réduction des parcs nationaux.

Du temps pour réparer

Mais sur certains points, réparer ce qui a été détruit pourrait prendre bien plus de temps: Joe Biden s’est engagé à réviser plus d’une centaine de réglementations que son prédécesseur avait remises en question. Mais, selon le New York Times, cela pourrait prendre, dans certains cas, jusqu’à deux ou trois ans, voire plus que la durée de son mandat.

Les équipes gouvernementales constituées semblent en tout cas à la hauteur du défi: toujours selon le New York Times, Joe Biden prend ses fonctions avec la plus importante équipe jamais assemblée au sein de la Maison-Blanche pour lutter contre le réchauffement climatique. Avec, en outre, des experts dédiés au climat aux Affaires étrangères, au Conseil de sécurité national, au Trésor, aux Transports ou au sein du bureau de la vice-présidente, Kamala Harris.

Kerry au climat

Dans une interview accordée à Paperjam, le ministre de l’Énergie, Claude Turmes (Déi Gréng), ne manquait pas de se réjouir lors de l’élection de Joe Biden: «Ce qui nous manquait, c’est le consensus international pour bouger rapidement sur le changement climatique. Et le fait qu’on ait remplacé un climatosceptique aux États-Unis par Joe Bien et sa nouvelle équipe, c’est génial.»

Et la nomination de John Kerry en qualité de représentant spécial pour le climat ne gâchait pas son enthousiasme: «Il est, comme je le dis toujours, motivé comme Carole Dieschbourg (Déi Gréng) et moi-même pour avancer, mais avec beaucoup plus d’influence politique que nous. Donc c’est un très bon message!»

Reste à savoir si de telles promesses seront tenues. «L’échec n’est pas une option», a prévenu John Kerry au lendemain de l’investiture de Joe Biden.