POLITIQUE & INSTITUTIONS — Institutions

semestre d’hiver 2020-2021

Enseignement et mobilités adaptés à la rentrée de l’Uni



Les étudiants de l’Uni ne reverront pas leurs amphis avant septembre. (Photo: Marc Schmit/ Xero/Université du Luxembourg/archives Paperjam)

Les étudiants de l’Uni ne reverront pas leurs amphis avant septembre. (Photo: Marc Schmit/ Xero/Université du Luxembourg/archives Paperjam)

L’Université du Luxembourg poursuivra l’enseignement partiellement à distance et partiellement en présentiel pour le semestre 2020-2021. Quant aux étudiants censés partir un semestre à l’étranger, ils pourront en être exemptés si les restrictions post-Covid-19 se prolongent.

Après un drôle de semestre d’été 2020 et des examens passés à distance – sans surveillance  –, les étudiants de l’Uni ne retrouveront pas non plus les bancs des amphithéâtres au prochain semestre.

L’enseignement à distance restera la règle pour les cours magistraux qui seront dispensés en live streaming ou préenregistrés. L’enseignement présentiel dans une salle de l’Uni sera possible pour les groupes plus réduits – en particulier dans les matières requérant un accompagnement plus étroit ou un équipement spécifique, comme les travaux pratiques et travaux dirigés.

«L’Université suit la même approche que beaucoup d’autres universités européennes et internationales», souligne l’Uni. «Elle s’engage à assurer que l’année académique commence aussi normalement que possible, que tous les étudiants puissent profiter des excellentes opportunités d’études de l’Uni, tout en protégeant la santé et la sécurité des étudiants comme du personnel.» Sachant que ces modalités pourront être ajustées au gré de l’évolution de la situation. L’Uni garde un contact étroit avec la task force Research.

Pour l’instant, la grande majorité des universités européennes n’ont pas décidé de refuser d’étudiants étrangers.

Laura Bianchi,  porte-parole,  Université du Luxembourg

Les nécessaires précautions prises afin d’éviter la propagation du Covid-19 – et une éventuelle deuxième vague à l’automne – touchent également les étudiants devant partir à l’étranger dans le cadre de la mobilité obligatoire . Si le principe obligatoire de cette mobilité reste inchangé – notamment parce qu’il est inscrit dans la loi sur l’Uni –, tous les étudiants inscrits ne pourront pas découvrir une université étrangère au prochain semestre.

«Pour l’instant, la grande majorité des universités européennes n’ont pas décidé de refuser d’étudiants étrangers», indique Laura Bianchi, porte-parole de l’Uni. «Il est donc très probable qu’elles les accepteront, mais c’est à elles de décider sous quelles conditions.» L’enseignement complètement ou partiellement à distance devrait également perdurer dans ces établissements qui en informeront les étudiants invités.

L’horizon s’annonce toutefois plus sombre pour les étudiants qui désiraient partir dans une université extra-européenne: la plupart ont annulé l’accueil d’étudiants étrangers pour le prochain semestre au moins.

Une dérogation à la mobilité obligatoire

Quelle que soit la destination initiale des étudiants de l’Uni, «une dérogation ou une exemption à la mobilité obligatoire pourra être accordée au cas par cas aux étudiants qui ne pourraient pas partir», indique Mme Bianchi.

Pourront-ils décaler leur semestre à l’étranger? «Cela s’avère compliqué, aussi parce que les étudiants ont l’obligation de passer leur dernier trimestre avant l’examen au Luxembourg.» L’Uni cherche toutefois des solutions alternatives. Certaines universités étrangères proposent déjà de l’enseignement à distance, et des summer schools sont également une option pour les candidats malheureux quant à la mobilité, un aspect essentiel du cursus à l’Uni.

À l’inverse, une centaine d’étudiants étrangers sont inscrits pour le prochain semestre à l’Uni. Informés des modalités particulières d’enseignement, ils le sont également du risque d’un retour à des mesures plus strictes ne dépendant pas de l’Uni, comme la fermeture des aéroports ou l’injonction de rester à la maison en cas de nouvelle vague de Covid-19.