POLITIQUE & INSTITUTIONS — Institutions

Bons vœux

La CSL veut que la loi sur les stages rémunérés se concrétise



Le Premier ministre Xavier Bettel, des parlementaires, hauts fonctionnaires, cadres des divers syndicats, mais aussi patrons de grandes entreprises ou dirigeants de fédérations professionnelles, étaient au rendez-vous au Cercle Cité pour les vœux de la CSL. (Photo: Paperjam)

Le Premier ministre Xavier Bettel, des parlementaires, hauts fonctionnaires, cadres des divers syndicats, mais aussi patrons de grandes entreprises ou dirigeants de fédérations professionnelles, étaient au rendez-vous au Cercle Cité pour les vœux de la CSL. (Photo: Paperjam)

La Chambre des salariés (CSL) présentait ses bons vœux au Cercle Cité, mercredi soir. Sa présidente, Nora Back, a rappelé que sa raison d’être demeure le bien-être de tous les salariés.

Les cérémonies de bons vœux et autres pots de Nouvel An se suivent à bon rythme. Mais tous n’ont pas le même succès. Celle organisée mercredi soir par la Chambre des salariés fait incontestablement partie des plus courues. «C’est ici qu’il y a sans doute le plus de monde», note un habitué, membre d’un syndicat de la Place.

De fait, ministres, parlementaires, hauts fonctionnaires, cadres des divers syndicats, mais aussi patrons de grandes entreprises ou dirigeants de fédérations professionnelles, sont au rendez-vous au Cercle Cité, comme environ 500 autres personnes, pour assister à cette première de Nora Back en tant que présidente de la CSL. Celle-ci a d’ailleurs rappelé que, «voici un an, je ne m’imaginais pas dans cette situation».

Une bonne politique budgétaire, ce n’est pas qu’éviter les déficits.

Nora Back,  présidente de la CSL

Mais c’est bien le cas. Et celle qui est aussi depuis peu présidente de l’OGBL connaît bien sa partition. Le développement économique? «Oui, il est important. Et nous avons besoin qu’on investisse. On a besoin aussi d’innovation, d’actions dans le logement, dans le transport, de transferts sociaux... Hélas, on ne voit pas très bien où le budget 2020 a mis les accents. C’est plutôt ‘business as usual’», lance-t-elle d’entrée.

Nora Back demande de l’audace au Premier ministre face à elle, car «une bonne politique budgétaire, ce n’est pas qu’éviter les déficits». Peut-être plus encore dans un pays où «les inégalités augmentent, tout comme le risque de pauvreté. Dans le cadre de la réforme fiscale, un focus doit être mis sur la diminution des inégalités.» Et de demander «une adaptation des barèmes à l’inflation».

10.000 inscrits aux différentes formations

Parce que la CSL «fait partie intégrante de la société» et que son cœur bat à son rythme, la CSL veut aussi des mesures ambitieuses dans le domaine du climat, «mais des mesures réfléchies, accompagnées d’une vraie justice sociale».

Évidemment, la formation reste aussi une question centrale. Celles de la CSL ont enregistré 10.000 inscriptions l’an passé. «Ce dynamisme, on espère qu’il sera reconnu dans le prochain budget de l’État», soulève Nora Back. Qui propose l’instauration d’un crédit d’impôt sur les formations en faveur des particuliers. Et «avec les syndicats, nous lançons un appel aux politiciens pour une loi sur la rémunération des stages, et que cela se concrétise rapidement».

Les ambitions sont de taille. Les efforts devront être conséquents. «Nous serons là, avec les syndicats, pour créer un monde du travail plus moderne», a conclu Nora Back.

Xavier Bettel veut simplifier le télétravail

Invité à prendre la parole, le Premier ministre Xavier Bettel (DP) a exprimé son souhait que les «gens qui travaillent aillent mieux», et confirmé que «le télétravail doit être simplifié. Les discussions ne sont pas toujours simples avec nos voisins, mais il faut évidemment mieux concilier vie privée et vie professionnelle.» Les nombreux investissements dans les infrastructures doivent aussi y contribuer: «jamais un gouvernement n’en avait consenti autant».

Il s’est aussi dit heureux de voir de nombreux chefs d’entreprise présents, «comme je suis heureux de voir des représentants des syndicats assister aux vœux des chambres patronales. Mais il ne faut pas qu’assister, il faut faire. Le dialogue social est au cœur de mes préoccupations, et donc de celles de mon gouvernement. Le dialogue constant est important. C’est une priorité, même si des gens à l’extérieur disent le contraire.»

Un dialogue social qui sera le garant de la paix sociale: «Cette paix sociale fait partie des atouts de ce pays, il faut la préserver. Mais on ne réussira qu’en travaillant ensemble.»

Un dernier souhait avant de lever son verre.