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Arrêts maladie

Le Covid fait grimper l’absentéisme



Avec la crise sanitaire, les absences se sont prolongées en 2020. (Photo: Romain Gamba/Maison Moderne/archives)

Avec la crise sanitaire, les absences se sont prolongées en 2020. (Photo: Romain Gamba/Maison Moderne/archives)

Le taux d’absentéisme passe de 3,88% en 2019 à 4,58% en 2020, surtout en raison de la crise sanitaire et des nombreuses mesures de quarantaine. Soit un coût de 900,8 millions d’euros, au lieu de 775,3 millions l’année précédente. 

Davantage de maladies, davantage de prudence: le Covid-19 a un impact sur le taux d’absentéisme. Le nombre de jours d’absence par rapport au nombre de jours d’occupation est passé de 3,88% à 4,58% entre 2019 et 2020.

La hausse du taux d’absentéisme résulte quasi exclusivement d’une hausse de la durée moyenne des épisodes d’absence, de 28,9%. Elle passe à 9,74 jours (contre 7,55). Ce qui s’explique par «les mesures de quarantaine et d’isolement, jusqu’à 14 jours au début de la crise», explique le gouvernement.

Le nombre de personnes absentes a quant à lui diminué de 7,9%, de 2,93 à 2,7. Le gouvernement parle là d’une conséquence des gestes barrières, qui ont empêché d’autres maladies de se propager.

La finance, moins touchée par l’absentéisme

Quasiment tous les secteurs d’activité ont vu leur taux augmenter, sauf la finance et l’assurance, où il diminue de 12%, peut-être en raison de la pratique du télétravail. Une légère baisse également pour l’information et la communication (de 1,35% à 1,21%) et les activités spécialisées, scientifiques et techniques (de 1,38% à 1,31%). Le plus haut taux d’absentéisme est enregistré dans la santé humaine et sociale, à 3,21%, au lieu de 2,58% en 2019.

La part des salariés absents au moins une fois en 2020 varie de 46% (information et communication), à 75% (santé humaine et action sociale). Le nombre moyen d'épisodes de maladie est compris entre 2,30 (activités financières et d’assurance) et 3,34 (santé humaine et action sociale). Et la durée moyenne des absences se situe entre 6,8 jours (activités financières et d’assurance) et 13 jours (transport).

Un coût qui augmente de 16,2%

Le coût direct de l’absentéisme (montant de la continuation de la rémunération, à charge des employeurs les 13 premières semaines, et somme des indemnités versées par la Caisse nationale de santé (CNS)) passe alors de 775,3 millions d’euros à 900,8 millions d’euros en un an. Cela représente 3,1% de la rémunération totale des salariés.

L’absentéisme maintient un niveau élevé en 2021, mais en dessous de celui de mars-avril 2020. Sur les neuf premiers mois de l’année, il s’établit à 4,22% en moyenne. Soit une baisse de 3,5% par rapport au taux observé au cours des neuf premiers mois de l’année 2020 (4,38%), mais supérieur de 10,4% à celui observé sur la même période en 2019 (3,82%).