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Covid-19: la police continuera à veiller au grain



Le directeur général de la police et le ministre Henri Kox ont confirmé que le rythme des contrôles ne baissera pas. (Photo: Sebastien Goossens/SG9/archives)

Le directeur général de la police et le ministre Henri Kox ont confirmé que le rythme des contrôles ne baissera pas. (Photo: Sebastien Goossens/SG9/archives)

Les nouvelles mesures pour lutter contre la pandémie de Covid-19, dont le couvre-feu, sont entrées en vigueur jeudi à minuit au Luxembourg. La police ne compte évidemment pas relâcher le rythme de ses contrôles.

La police va continuer à veiller au bon respect des mesures prises pour lutter contre la pandémie de Covid-19. Le ministre de la Sécurité intérieure Henri Kox (Déi Gréng), Philippe Schrantz, directeur général de la police, et Pascal Peters, directeur central de la police administrative, l’ont clairement confirmé.

Une vigilance accrue sera portée au respect du couvre-feu – d’application entre 23h et 6h jusqu’au 30 novembre – et aux mesures imposées dans le secteur horeca (quatre à table, port du masque…). Elles seront d’application dès vendredi. «Mais on n’entrera pas dans la sphère privée, chez les gens, c’est clair. Le droit à la vie privée reste acquis. S’il y a des problèmes, on réunira alors des éléments pour ensuite les transmettre aux autorités judiciaires», explique le ministre.

Vidéos: revivez la conférence de presse du ministre de la Sécurité intérieure, Henri Kox, et du directeur général de la police, Philippe Schrantz, en luxembourgeois et en français (traduction simultanée).

De plus, des exceptions sont prévues pour certaines mesures. Notamment pour le personnel de l’horeca qui devra rentrer chez lui après la fermeture ou les voyageurs. Mais, en ce qui concerne ces derniers, charge à eux de prouver leur bonne foi, par exemple avec un ticket de transport ou une attestation.

Plus de contrôles la nuit et le week-end

Le directeur général de la police précise que l’organisation de ses services, parfois aidés par d’autres, dont les douanes, fera en sorte que les efforts se porteront beaucoup sur le week-end et la nuit. Les contrôles seront alors renforcés. Mais les sans-abri ne seront pas particulièrement ciblés, car «ils ne constituent pas une priorité».

Des sanctions ont évidemment été prévues. Un particulier pourra être puni d’une amende de 145 euros. Et mieux vaudra la payer de suite sous peine de risquer de la voir gonfler jusqu’à 500 euros! Tandis que dans l’horeca, elle pourra atteindre les 4.000 euros, avec possibilité de doubler ce montant. Comme cela a déjà été le cas.

5.000 appels pour des signalements

Depuis le mois de mars, la police a été plus souvent qu’à son tour à pied d’œuvre. 13.000 contrôles ont été menés, 300 PV ou rapports dressés, la plupart de nature administrative. 2.008 avertissements taxés ont aussi été infligés.

Enfin, environ 5.000 appels ont été adressés aux services de police parfois pour dénoncer un rassemblement, parfois pour évoquer du bruit chez le voisin «sans savoir si c’était en lien avec une infraction aux règles Covid», note cependant Philippe Schrantz. Qui, en guise de conclusion, a répété son souhait «qu’aucun avertissement taxé ou rapport ne soit dressé à l’avenir. Cela voudrait dire que tout le monde a compris ce qu’il faut faire et le respecte.»