ENTREPRISES & STRATÉGIES — Commerce

françois koepp (horesca)

«Un coup dur pour le secteur»



Si les chiffres du Covid ne diminuent pas au Luxembourg cette semaine, les bars et restaurants pourraient être contraints de fermer une nouvelle fois. (Photos: Romain Gamba/Maison Moderne. Photomontage: Paperjam)

Si les chiffres du Covid ne diminuent pas au Luxembourg cette semaine, les bars et restaurants pourraient être contraints de fermer une nouvelle fois. (Photos: Romain Gamba/Maison Moderne. Photomontage: Paperjam)

Même s’il garde espoir, François Koepp anticipe une fermeture des restaurants et cafés la semaine prochaine. Il espère que les aides annoncées seront rapidement votées, pour que le secteur de l’horeca puisse survivre à ce nouvel arrêt.

De nouvelles restrictions pourraient être votées dès lundi, si la situation sanitaire ne s’améliore pas d’ici la fin de la semaine, a annoncé ce mardi 17 novembre le gouvernement . Parmi elles, la fermeture des cafés et restaurants. Prévenu, François Koepp , secrétaire général de l’Horesca, n’est pas surpris. Il tente tant bien que mal de sauver la face: «L’espoir va mourir en dernier. Mais je crois que la fermeture va tomber sur nos entreprises. Il faudrait un tournant complet au niveau des chiffres du Covid, cela me semble difficile à réaliser.» Il conseille alors à «toutes les entreprises de faire peu de stock», car un vote lundi impliquerait une fermeture «le mercredi ou le jeudi», imagine-t-il.

Voter les aides avant les restrictions

Il parle de «coup dur pour le secteur», alors que les établissements dans les zones touristiques avaient «retrouvé leur vitesse de croisière», profitant d’une «bonne arrière-saison» selon lui. Concernant Luxembourg-ville, cette nouvelle fermeture risque au contraire d’«empirer» la situation déjà compliquée à cause du télétravail.

«Heureusement, les aides sont là pour prendre en charge une bonne partie des frais fixes», positive-t-il, en référence à la prolongation du chômage partiel jusqu’à juin 2021 et la possible prise en charge des coûts non couverts pouvant aller jusqu’à 90% pour les micro et petites entreprises et 70% pour les moyennes et grandes, sous réserve d’une perte de 40% du chiffre d’affaires. Des mesures annoncées il y a quelques jours qui permettront de «survivre» pour François Koepp. Il espère maintenant que ces dernières seront votées rapidement, et avant la loi Covid.