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Confessions d’un joyeux livreur



Pour Luca Guetti, la situation actuelle n’a pas vraiment transformé son travail de livreur, dans lequel le contact réel avec les clients reste rare quoi qu’il arrive… (Photo: Matic Zorman / Maison Moderne)

Pour Luca Guetti, la situation actuelle n’a pas vraiment transformé son travail de livreur, dans lequel le contact réel avec les clients reste rare quoi qu’il arrive… (Photo: Matic Zorman / Maison Moderne)

Luca Guetti fait partie de ce réseau de professionnels qui bravent les routes et les intempéries pour nous permettre de nous régaler, surtout en ce moment. Les livreurs sont toujours dans la place!

On l’oublie souvent, mais c’est aussi grâce aux livreurs qu’on peut se faire un petit plaisir gourmand en ce moment, au bureau comme chez soi. Chez Grouplunch , Luca, 26 ans, a dû adapter son agenda et se souvient de temps plus légers, sans jamais oublier l’AS Roma...

Quel est le parcours qui vous a amené chez Grouplunch?

Luca Guetti. – «Je suis né à Luxembourg et j’ai toujours vécu à Bonnevoie. J’ai fait des études secondaires d’abord au Lycée Michel Lucius, avant d’obtenir mon bac orientation techniques commerciales au Lycée technique de Bonnevoie. Je n’avais pas vraiment de coup de cœur pour un métier ou un autre, j’ai donc pris une année sabbatique pour voyager et me recentrer. En revenant, j’ai voulu reprendre des études dans le domaine du sport, mais ce n’était pas ce à quoi je m’attendais... Au final, c’est une petite annonce qui m’a fait postuler chez Grouplunch, il y a presque trois ans. Ce sont des années qui sont passées très vite, notamment grâce à la bonne ambiance qui règne toujours au travail! 

Quelles sont les anecdotes les plus drôles que vous pouvez partager?

«Tout d’abord, je dois dire que, plus que des histoires personnelles, c’est une espèce de mémoire collective que nous avons. À force de se raconter des choses, de voir les mêmes personnes et les mêmes entreprises, on se souvient plus des histoires que des personnes à qui c’est arrivé. Comme lorsqu’un membre de la direction a dû remplacer au pied levé un collègue sur un événement et que son pantalon de costume, pas vraiment adapté à la mission, a craqué d’un coup alors qu’il soulevait une caisse. Ou bien lorsque l’un d’entre nous a fini sa course sur trois roues car la quatrième s’était séparée, et qu’après avoir pu se garer, il a dû livrer tout un quartier en courant pour respecter les délais au mieux... J’aimerais vous raconter que des gens nous ouvrent nus ou que ça flirte dans les entreprises, mais je crois que tout le monde est très professionnel à Luxembourg, car cela ne m’est jamais arrivé! Mais avec les livraisons à domicile, maintenant, qui sait... 

Justement, quels sont les défis actuels pour un livreur habitué aux livraisons de jour, dans les entreprises?

«Le métier ne change pas vraiment, ni la relation avec les gens. Ne pas avoir de contact est habituel pour nous: dans les sociétés que nous livrons, il y a en général un endroit où poser les repas, et nous n’avions que très peu de contacts avec les employés, même avant le Covid... C’est plutôt notre planning qui a été modifié, avec des livraisons le soir. Mais il y a un avantage à ces livraisons aux particuliers: les pourboires, que nous n’avions pas en entreprise!

Quel est le rêve de Luca Guetti aujourdhui?

«Je suis content avec mon travail actuel, qui me permet d’avoir une chouette stabilité. Mais je garde toujours le sport, et surtout le football, dans un coin de ma tête. Je suis un grand fan de l’AS Roma, et je sais qu’elle propose des programmes de management sportif via une université romaine. C’est un métier qui pourrait être un rêve pour moi! Mais ces formations coûtent très cher, ce n’est donc pas une décision à prendre à la légère...» 

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