ENTREPRISES & STRATÉGIES — Technologies

EUvsvirus

Compellio et Keexle, rois du Luxembourg en Europe



Denis Avrilionis et Compellio ont terminé sur le podium d’une des 37 verticales du concours, dans le secteur de la santé. (Photo: Nader Ghavami/Archives Maison Moderne)

Denis Avrilionis et Compellio ont terminé sur le podium d’une des 37 verticales du concours, dans le secteur de la santé. (Photo: Nader Ghavami/Archives Maison Moderne)

Compellio et Keexle sont les deux seuls projets luxembourgeois retenus pour la finale du hackathon géant organisé par la Commission européenne du 24 au 26 avril. Deux projets passionnants...

5%. Rien à voir avec un taux réduit de TVA sur la technologie, seules 117 des 2.160 équipes engagées dans le grand hackathon organisé par la Commission européenne, à l’initiative d’une quarantaine de sociétés et d’acteurs comme Docler Holding, ont été déclarées «gagnantes» ou «finalistes» du hackathon EUvsVirus et se sont qualifiées pour le Matchathon du 22 au 25 mai.

Des 43 projets luxembourgeois, qui ont participé à cet événement de codage en trois jours, seuls deux ont réussi à sortir du lot, Compellio dans la catégorie «Santé et vie», qui réunissait 898 compétiteurs, et Keexle du côté de la «Continuité des affaires» (381 équipes).

Le concours s’intéressait aussi à des problématiques comme la cohésion sociale et la politique, comme le travail à distance et l’éducation ou encore la digitalisation de la finance, le tout sur fond de Covid-19.

Le premier projet, dirigé par Theofilos Papasternos et Denis Avrilionis, modélise avec la blockchain, l’intelligence artificielle et le machine learning, la contagion du coronavirus pour fournir aux décideurs politiques un outil de gestion de la sortie de confinement .

Le second projet répond à un autre challenge tout aussi d’actualité: celui du chiffrement des outils que l’on utilise en remote work pour communiquer. Face à l’hégémonie américaine, Didier Hoareau et  les développeurs de Keexle ont lancé une plate-forme de chiffrement à destination des développeurs d’outils européens pour régler cette question particulière de la protection des données.

Pour les 117 projets retenus , une nouvelle compétition s’ouvrira donc fin mai avec, à la clé, plus de 110.000 euros de prix et, surtout, le lancement d’une plate-forme par le Conseil européen de l’innovation , qui mettra ces porteurs de projets en contact direct avec des investisseurs potentiels.