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Cinéma

Césars et Oscars: le (long) week-end de Tarantula Luxembourg



Déjà nommé aux Golden Globes, le film de Filippo Meneghetti pourrait l’être aussi aux Oscars lundi.  (Photo: Paprika Films/Tarantula/Artémis Productions)

Déjà nommé aux Golden Globes, le film de Filippo Meneghetti pourrait l’être aussi aux Oscars lundi.  (Photo: Paprika Films/Tarantula/Artémis Productions)

Une coproduction luxembourgeoise, «Deux», est en lice ce vendredi soir aux Césars. Une nomination qui n’est pas une première pour le producteur Donato Rotunno (Tarantula Luxembourg). Obtenir la statuette par contre…

Après les Golden Globes et les Goyas mais avant les BAFTA et les Oscars en avril prochain, se tiennent ce vendredi soir les Césars, les prix du cinéma français. Avec une coproduction luxembourgeoise en lice, le film «Deux» du réalisateur Filippo Meneghetti. Une histoire d’amour pleine de poésie et de charme entre deux septuagénaires, Nina et Madeleine, que tout le monde prend pour deux simples voisines. Un équilibre instable qui est un peu plus mis à mal lorsque l’une d’elles est victime d’un AVC…

«Deux» est nommé quatre fois ce vendredi: meilleur premier film, meilleur scénario original, ainsi que deux nominations pour le César de la meilleure actrice, pour Barbara Sukowa et Martine Chevallier. «On a bon espoir d’en remporter un», sourit Donato Rotunno (54 ans), le producteur de chez Tarantula Luxembourg. «Pour la meilleure actrice, on a le risque de voir les voix se disperser entre Barbara et Martine. Mais il y a surtout le César du «meilleur premier film», avec la difficulté que notre réalisateur est italien et non français…» Le magazine spécialisé «Première» l’a en tout cas pointé comme favori pour la statuette dans cette catégorie lors de ses pronostics…

Vendredi et puis lundi

«Meilleur premier film», c’est justement le prix qu’avait remporté «Deux» voici quelques semaines lors de la Cérémonie des Lumières, les récompenses décernées par l’Académie des Lumières de la presse internationale, composée de correspondants de la presse internationale à Paris. Une sorte de Golden Globes français donc. «Il y a un sentiment agréable qui nous accompagne depuis quelques semaines désormais. Cela met du baume au cœur par les temps qui courent» apprécie le producteur italo-luxembourgeois. «Il y a eu cette récompense-là, les nominations aux Césars, celle aux Golden Globes aussi («Meilleur film étranger») même si nous ne l’avons pas emporté. Et puis il y a une possible nomination aux Oscars…»

Pour savoir si celle-ci tombera dans l’escarcelle de Tarantula Luxembourg, il faudra attendre lundi et les annonces faites par l’Académie américaine. «Pour l’instant, nous sommes dans les 15 pour le «meilleur film étranger ». Ce qui est déjà magique. Si on est dans les cinq lundi, on ouvrira une bonne bouteille de champagne lundi. Entre les Césars et les Oscars, c’est vraiment un week-end spécial. Assez agréable, quoiqu’il arrive.»

40% du financement est luxembourgeois

S’il a déjà vu, en plus de 20 ans de carrière, certains de ses films être repris aux Césars, les Oscars seraient une grande première pour Donato Rotunno. Aux États-Unis, «Deux» concourt sous les couleurs de la France. Mais la participation luxembourgeoise dans cette production est loin d’être anecdotique. «On a financé un peu moins de 40% du film, 37 ou 38% sur un budget total de 2,8 millions d’euros», glisse le producteur. De quoi en faire un vrai partenaire dans le processus de création artistique. Ce qui a été d’autant plus simple que Rotunno parle de véritable «rencontre humaine» avec les producteurs français et le réalisateur Filippo Meneghetti. «Ce dernier m’a laissé l’accompagner à des moments cruciaux, ceux où un film se décide», sourit-il. Le genre de moments qui ne s’oublient pas. Et qui représente certainement plus qu’une statuette déposée sur une cheminée ou un bureau. Mais si un César pouvait venir couronner tout ça, personne ne serait évidemment contre…