ENTREPRISES & STRATÉGIES — Technologies

#hubradar

Carrefour Chine cède 80% de ses parts au groupe Suning



Selon Shaun Rein, Carrefour a été trop lent à s’adapter au commerce en ligne. (Photo: Shutterstock)

Selon Shaun Rein, Carrefour a été trop lent à s’adapter au commerce en ligne. (Photo: Shutterstock)

Emmanuel Vivier et le HUB Institute vous proposent chaque jour le #HUBRADAR, une sélection des tendances et des meilleures innovations technologiques en trois articles.

Carrefour et la chine: une histoire qui se termine

Le distributeur français a annoncé le 23 juin céder 80% de ses parts de sa filiale chinoise au groupe Suning (leader chinois de la distribution, spécialisé dans l’électroménager) pour un montant de 620 millions d’euros. Carrefour Chine conservera tout de même 20% des parts ainsi que deux sièges sur sept au conseil de surveillance.

Présente en Chine depuis 1995, l’enseigne française dispose aujourd’hui d’un réseau de 210 hypermarchés et 24 magasins de proximité, mais est à la peine face aux leaders de l’e-commerce, notamment Alibaba.

«Carrefour a été trop lent à s’adapter au commerce en ligne, et à la compétition nouvelle des acteurs de la tech comme Alibaba entré sur le marché de la distribution traditionnelle», précise Shaun Rein, fondateur du bureau de conseil China Market Research Group.

Les Deep Fake: un problème technologique, mais pas que…

La technologie peut-elle résoudre tous les problèmes? Sûrement pas d’après cet article qui aborde la difficulté des réseaux sociaux à lutter contre la multiplication des faux contenus et des deep fakes (générés par l’intelligence artificielle).

D’après, Oscar Schwartz, l’auteur, c’est la nature cynique des médias sociaux qui favorise un engagement des utilisateurs autour de contenus choquants et falsifiés. Penser uniquement la résolution d’un problème de nature sociale par la technologie, reviendrait à dresser un «écran de fumée» pour nous éviter d’avoir à assumer notre propre responsabilité d’utilisateur dans ces écarts.

Les acteurs français du vocal s’allient face aux GAFAM

Afin de s’affranchir des solutions proposées par les GAFAM et les BATX, et alors que Jingo l’enceinte d’Orange n’a toujours pas annoncé de date de lancement, une trentaine de start-up et de laboratoires de recherche français s’associent au sein du Voice Lab pour permettre l’émergence d’une offre alternative.

L’un des objectifs de cette initiative est de constituer un registre commun de données vocales en français pour répondre aux exigences du marché local. Des entreprises, comme Candyvoice (que nous avions reçue en 2018 au HUBLAB Voice) par exemple pourront fournir les données vocales dont elles disposent.

Autre objectif: lancer une marketplace afin de gagner en visibilité et «recréer une sorte de Google Cloud où l’ensemble des acteurs du marché peuvent mettre en ligne leurs services» ajoute Karel Bourgois, de Voxist.

S’abonner à la veille digitale #HUBRADAR  proposée par le  HUB Institute