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restructuration

Le bras de fer se poursuit chez Saint-Paul



La tension est actuellement très vive au sein du groupe Saint-Paul. (Photo: Anthony Dehez/archives Maison Moderne)

La tension est actuellement très vive au sein du groupe Saint-Paul. (Photo: Anthony Dehez/archives Maison Moderne)

Les discussions entre la direction du groupe Saint-Paul et les syndicats quant à une conciliation autour du plan social qui verra 74 personnes quitter l’entreprise sont un échec. Des licenciements individuels peuvent donc avoir lieu.

L’ambiance est électrique au sein du groupe Saint-Paul, qui édite notamment le Luxemburger Wort. Et la tension risque de monter encore d’un cran ce mercredi matin, une fois que les syndicats auront adressé une nouvelle communication au personnel.

Ceux-ci indiqueront que les trois réunions devant l’Office national de conciliation ont échoué . L’espoir était de trouver une sortie par le haut dans le cadre du plan social annoncé il y a un mois, et qui verra le départ de 74 personnes de l’entreprise. Le LCGB pointe le fait que la direction ne souhaitait pas négocier un volet extralégal digne de ce nom. Le camp adverse réplique que les demandes des syndicats étaient à ce point faramineuses que cela risquait de mettre l’avenir de l’entreprise en péril.

Des licenciements individuels

La direction de Saint-Paul va donc maintenant pouvoir procéder à des licenciements individuels, «dans le respect de la convention collective». Les organisations syndicales annoncent déjà que chaque cas sera attaqué devant les juridictions compétentes. Les principaux concernés, ceux qui seront invités à quitter Saint-Paul, sont quelque peu piégés: soit ils acceptent les conditions de leur licenciement, soit ils l’attaquent au tribunal et entament une procédure longue de plusieurs mois.

Racheté par Mediahuis , Saint-Paul veut déployer son offre numérique, accélérer sa mutation digitale et renforcer son efficacité opérationnelle. Ce plan social est le quatrième en 20 ans.