POLITIQUE & INSTITUTIONS — Justice

Réaction

Becca apporte sa version sur les «montres de luxe»



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Flavio Becca, par l’intermédiaire de son avocat, indique se réserver le droit de poursuivre en justice «les auteurs d’informations mensongères». (Photo: Jessica Theis / Archives)

L’avocat de Flavio Becca apporte des précisions suite à l’article diffusé mardi par RTL. Les faits en question, à savoir la possession de montres de luxe, «représentaient des investissements», selon Me André Lutgen.

La réponse du principal concerné est arrivée mercredi par l’intermédiaire de Me André Lutgen. Flavio Becca a en effet réagi via le communiqué de son avocat aux informations diffusées mardi par RTL .

Selon nos confrères, Flavio Becca s’est vu débouté par la Cour de cassation dans les deux pourvois qu’il a introduits, suite à deux arrêts rendus en juillet dernier par la Chambre du Conseil de la Cour d’appel.

Des affaires dissociées

Ce rejet ouvre la voie à un procès dans lequel l’homme d’affaires devra comparaître pour abus de biens sociaux et blanchiment-détention.

Un procès qui trouve son origine dans une perquisition menée en 2011 à son domicile et durant laquelle des montres de luxe avaient été découvertes par les enquêteurs.

«Suite à l’article paru dans RTL online en date du 4 juin 2019 et repris fidèlement par les autres organes de presse, il convient de rectifier un certain nombre de faits. L’affaire dite ‘Livange/Wickrange’, qui n’a absolument rien à faire avec les deux pourvois en cassation, a fait l’objet d’une enquête séparée de la part de la police judiciaire sur demande de la Chambre des députés», déclare Me André Lutgen.

« Des investissements »

Pour le conseil de M. Becca, les faits évoqués, à savoir la possession de montres de luxe, «représentaient des investissements réalisés dans l’intérêt du groupe et leur qualification est dès lors formellement contestée».

Comme Paperjam l’écrivait en 2016 suite à une audition de M. Becca auprès du juge d’instruction Nilles, l’enquête de la police judiciaire portait à l’époque (dans le contexte de l’affaire Livange-Wickrange à laquelle Flavio Becca était lié) sur un soupçon d’abus de biens sociaux, suite à des plaintes déposées par une personne morale et physique contre l’homme d’affaires. Les enquêteurs s’intéressaient à son volet immobilier.

Le communiqué de ce mercredi envoyé par Me Lutgen se termine comme ceci: «Il ne fait pas de doute que l’information telle que présentée actuellement porte atteinte à la présomption d’innocence de Flavio Becca et, dans ce contexte, il n’est pas exclu que les auteurs d’informations mensongères pourront être poursuivis pour diffamation.»