POLITIQUE & INSTITUTIONS — Justice

Affaire «des montres»

Flavio Becca, entendu par la justice, se dit confiant



Les perquisitions de 2011 concernaient les affaires immobilières de Flavio Becca. (photo: Jessica Theis / archives)

Les perquisitions de 2011 concernaient les affaires immobilières de Flavio Becca. (photo: Jessica Theis / archives)

L’homme d’affaires a été entendu vendredi matin par le juge d’instruction Nilles, suite à des perquisitions menées en 2011 durant lesquelles une collection de montres de luxe avait retenu l’attention des enquêteurs.

Flavio Becca a été entendu vendredi matin durant quatre heures par le juge d'instruction Ernest Nilles, aux côtés de son avocat, Me André Lutgen. Une audition qui se déroule cinq ans après que le domicile de l’homme d’affaires ainsi que plusieurs locaux de ses sociétés ont été perquisitionnés, en septembre 2011.

L'enquête de la police judiciaire portait à l’époque (marquée par l’affaire Livange-Wickrange à laquelle Flavio Becca était lié) sur un soupçon d’abus de biens sociaux, suite à des plaintes déposées par une personne morale et physique contre l'homme d'affaires. Les enquêteurs s'intéressaient à son volet immobilier.

C’est lors de cette perquisition que les enquêteurs avaient découvert une collection de montres luxueuses, dans leur emballage d’origine, indiquait le Land à l’époque.

À l’issue de l’audition de ce vendredi, André Lutgen a indiqué à nos confrères de RTL que tout s’était bien passé pour son client, sorti du Palais par une porte dérobée.

Flavio Becca a, dans la soirée, fait part de sa satisfaction via un communiqué de presse.

«L’enquête a permis de conclure que toutes les rumeurs qui ont pu circuler par le passé, au sujet de remises (des montres, ndlr) en guise de cadeaux, voire de corruption en faveur de décideurs généralement quelconques à Luxembourg ou à l’étranger, sont sans le moindre fondement. En d’autres mots, toutes les montres achetées ont pu être retrouvées et ont été inventoriées par la police judiciaire et par conséquent n’ont pas servi à des fins inavouables d’une manière généralement quelconque.»

Selon la défense de Becca, les éléments de l’enquête démontrent donc que les soupçons de corruption ou de prise d’intérêt ne sont pas fondés.

«Au vu de ce que nous avons entendu et vu ce matin, nous pouvons être raisonnablement confiants que cette affaire se terminera par un non-lieu en chambre du conseil», indique le communiqué du porte-parole de Flavio Becca.