ENTREPRISES & STRATÉGIES — Immobilier

Le prix de l’immobilier (3/5)

L’attrait de la brique reste intact dans la capitale



Le quartier du Limpertsberg reste un des plus chers de la capitale. (Photo: Romain Gamba / Maison Moderne)

Le quartier du Limpertsberg reste un des plus chers de la capitale. (Photo: Romain Gamba / Maison Moderne)

Cette semaine, Paperjam décline une série d’analyses du marché immobilier au Luxembourg. Julien Licheron, chercheur au département Développement urbain et mobilité au Liser, s’intéresse dans ce troisième volet aux différents quartiers de la capitale.

Les comparaisons entre les différents quartiers de la capitale sont toujours délicates étant donné la grande hétérogénéité entre les biens. Un quartier comme Bonnevoie est sans doute moins cher que Belair, mais les biens qui y sont vendus ou loués sont aussi de nature très différente. Il faut également tenir compte des bâtiments neufs. La livraison d’un grand immeuble à appartements dédiés en grande majorité à la location fera automatiquement monter la moyenne des loyers dans un quartier.

Ceci dit, des quartiers comme Belair, Limpertsberg et Kirchberg restent toujours parmi les plus chers alors que les quartiers plus périphériques demeurent plus accessibles. À l’avenir, le passage du tram pourrait être bénéfique pour certains quartiers, même si des études réalisées dans d’autres villes à l’étranger montrent que l’effet est souvent anticipé dans les prix avant que le tram se mette réellement à circuler. En revanche, la phase de travaux n’impacte généralement pas significativement le prix des biens.

Même si cela concerne un nombre réduit de ventes et de biens mis en location, on observe également un intérêt croissant pour les fonds de vallée, comme le Grund ou Pfaffenthal. Ces quartiers commencent à profiter du désenclavement grâce à de nouvelles structures telles que l’ascenseur panoramique ou la gare du funiculaire de Pfaffenthal, qui relie désormais le quartier à la gare centrale.