POLITIQUE & INSTITUTIONS — Monde

Planète

L’accord décevant qui clôture la COP26



La COP26 s’est clôturée samedi 13 novembre à Glasgow, avec un accord jugé insuffisant par les défenseurs de la planète. (Photo: Shutterstock)

La COP26 s’est clôturée samedi 13 novembre à Glasgow, avec un accord jugé insuffisant par les défenseurs de la planète. (Photo: Shutterstock)

Formulation revue au dernier moment sur la réduction des énergies fossiles, absence d’aide financière aux pays en développement, instauration d’exceptions… L’accord de Glasgow trouvé par les 196 pays pour conclure la 26e conférence des parties visant à accélérer la lutte contre le réchauffement climatique est jugé insuffisant.

La COP26 ne s’est pas finie sur une «happy end». Après deux semaines de négociations et plusieurs avancées thématiques, comme un accord pour réduire la déforestation ou l’utilisation du nucléaire , même si tous les pays ne les ont pas signés, les 196 États ont clôturé la rencontre en adoptant, samedi 13 novembre, l’accord de Glasgow. Un texte largement critiqué, selon plusieurs médias, considéré comme insuffisant face à l’urgence climatique – le monde se dirige vers un réchauffement «catastrophique» de 2,7 degrés d’ici 2100, selon l’Organisation des Nations unies (Onu). Le texte appelle ainsi les États à relever leurs engagements plus régulièrement que prévu lors de l’accord de Paris dès 2022. Mais avec la possibilité d’aménagements pour «circonstances nationales particulières». Il n’assure pas de contenir le réchauffement climatique sous 1,5 degré, même si l’objectif est réaffirmé, ni de répondre aux demandes d’aide des pays pauvres.

La réduction des énergies fossiles est pour la première fois mentionnée dans ce texte. Là non plus, sans grands engagements, la formulation ayant été modifiée jusqu’à la dernière minute. Elle appelle à «intensifier les efforts vers la réduction du charbon sans systèmes de capture (de CO2)» et à la fin des subventions «inefficaces» concernant les énergies fossiles.

Le président de la COP26, le Britannique Alok Sharma, s’est d’ailleurs dit «profondément désolé» pour les changements de dernière minute introduits à la demande de la Chine et l’Inde, lors de l’annonce du résultat final. Il aurait espéré que l’accord «inaugure une décennie d’ambition croissante».