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Politique culturelle

À quoi servent les assises culturelles



Lors des assises culturelles de 2018, Jo Kox avait dévoilé le plan de développement culturel 2018-2028. (Photo: Nader Ghavami/archives Maison Moderne)

Lors des assises culturelles de 2018, Jo Kox avait dévoilé le plan de développement culturel 2018-2028. (Photo: Nader Ghavami/archives Maison Moderne)

Lundi 26 octobre se tiendront les 3e assises culturelles du Luxembourg à la Philharmonie. Mais de quoi s’agit-il exactement?

En 2016, le gouvernement annonçait son ambition de réaliser un vaste document de travail qui servirait de feuille de route pour les orientations à donner à la politique culturelle du ministère de la Culture. Ce qui a été fait et présenté par Jo Kox en 2018, avec le Kulturentwécklungsplang (KEP) ou plan de développement culturel 2018-2028. Un volumineux document de 190 pages qui rassemble pas moins de 62 recommandations à mettre en œuvre sur une période de dix ans.

Afin de ne pas se perdre dans ce travail d’envergure et qui présente une ambition certaine, le ministère de la Culture a choisi de tenir tous les deux ans les assises culturelles, un rendez-vous régulier qui permet de faire le point sur les avancées et d’indiquer les réorientations du KEP si cela s’avère nécessaire. Car il s’agit aussi d’être réaliste et de réconcilier les ambitions du document avec la réalité du terrain, une réalité qui en 10 ans a le temps d’évoluer, comme en témoigne ce qui se passe cette année avec la crise du Covid-19 qui aura indéniablement des répercussions à long terme. Car ce document n’est pas figé dans le marbre. Il s’agit de recommandations qui peuvent être ajustées au fur et à mesure du chemin. Les assises culturelles permettent de dresser des bilans intermédiaires et de réviser les priorités à mettre en œuvre.

 À l’heure actuelle, deux recommandations proposées en 2018 sont déjà pleinement réalisées et 50 autres sont entamées. Parmi celles qui ont abouti, il y a la TVA à taux super réduit de 3% pour les artistes et auteurs qui a été validée en janvier 2020. L’autre recommandation qui a été aboutie est la réforme de la loi du 19 décembre 2014 qui concerne les mesures sociales des artistes professionnels indépendants et les intermittents du spectacle. Ce sujet fait d’ailleurs l’objet d’une intervention par Tammy Tangeten lors de ces 3e assises culturelles du 26 octobre.

Une autre recommandation qui est bien avancée et sur le point d’être mise en place est la création d’un «Art Council». La forme préliminaire de cette structure, qui porte désormais le nom de Kultur:LX, a été créée en juillet dernier et présente comme mission centrale le soutien des artistes à l’export. Une présentation de ce nouvel organe est également prévue par sa présidente, Catherine Decker, à l’occasion des assises.

Enfin, il semble naturel que les conséquences de la crise du Covid-19 vont occuper une place centrale dans les discussions menées à l’occasion de ces assises culturelles. Par contre, il ne sera pas question de la loi sur la protection du patrimoine, autre recommandation du KEP qui est en cours et sur le point d’être abouti.

Pour ceux qui seraient intéressés de suivre ces présentations, une retransmission en direct (avec traduction simultanée en français) est prévue sur le site du ministère de la Culture . Paperjam.lu suivra ces assises et en dressera le compte rendu à leur issue.