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Dépistage du Covid-19

900.000 tests rapides livrés d’ici la fin du mois



Les tests antigéniques, rapides, ne prennent qu’un peu plus d’une dizaine de minutes pour délivrer leur résultat. (Photo: Shutterstock)

Les tests antigéniques, rapides, ne prennent qu’un peu plus d’une dizaine de minutes pour délivrer leur résultat. (Photo: Shutterstock)

Pour améliorer la lutte contre le Covid-19 au Luxembourg et renforcer les possibilités de dépistage, 900.000 tests rapides ont été commandés, avec une livraison prévue pour la fin du mois, a annoncé Paulette Lenert. Une présentation de la stratégie sur ces tests aura lieu la semaine prochaine.

900.000 tests rapides ont été commandés, avec une livraison prévue pour la fin du mois, a annoncé la ministre de la Santé, Paulette Lenert (LSAP), aux députés de la commission de la santé. À partir de la semaine prochaine, une stratégie sur les tests rapides sera présentée, a-t-elle précisé.

Ces tests rapides, ou tests antigéniques, visent à détecter la présence d’antigènes chez le patient, une substance qui peut engendrer des anticorps. Cependant, à l’inverse du test sérologique, le test antigénique ne recherche pas la présence d’anticorps. Il cherche, comme le test PCR, à détecter la maladie par le biais d’un prélèvement naso-pharyngé.

La différence est que l’antigénique s’intéresse aux protéines antigéniques du virus, tandis que le PCR s’intéresse à son matériel génétique. Pour être efficace, ce dernier doit être amplifié via la méthode désormais connue de la PCR (amplification en chaîne par polymérase), en laboratoire, ce qui prend plusieurs heures. Alors que les tests antigéniques, rapides ne prennent qu’un peu plus d’une «dizaine de minutes», expliquait Claude Muller à Paperjam, chercheur au sein de l’unité consacrée aux maladies infectieuses du Luxembourg Institute of Health (LIH).

Moins sensibles

Théoriquement, ils peuvent ainsi être réalisés n’importe où, et fonctionnent sur le même principe que, par exemple, un test de grossesse, avec le résultat sur une bandelette. Ils ne peuvent par contre a priori pas être utilisés de manière autonome. Dans la pratique, «ce ne sera pas fait pour que les gens les utilisent eux-mêmes, du moins pour le moment», explique Claude Muller. «Le gouvernement a commencé à recruter des personnes spécifiques pour s’occuper de ces tests. Cela mine l’objectif du test rapide, mais c’est un bon début.»

Le bémol concerne la sensibilité de ces tests: «La sensibilité et la spécificité de ces tests sont moins bonnes que celles des PCR», admet Claude Muller. En France, la Haute Autorité de santé a émis un avis favorable à ces tests, à condition qu’ils aient une sensibilité minimale de 80% et une spécificité supérieure à 99%. Pour les PCR, «sensibilité et spécificité sont élevées et peuvent aller au-delà de 99%», selon le chercheur.