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Pandémie

200 demandes de prêts garantis par l’État



Le ministre des Finances Pierre Gramegna (DP) est venu présenter un premier bilan des prêts garantis par l’État. (Photo: Matic Zorman/archives Paperjam)

Le ministre des Finances Pierre Gramegna (DP) est venu présenter un premier bilan des prêts garantis par l’État. (Photo: Matic Zorman/archives Paperjam)

Le ministre des Finances Pierre Gramegna (DP) a fait le point en commission des finances et du budget sur les prêts garantis par l’État auprès des banques dans le cadre de la crise. 200 demandes ont été introduites auprès des banques, mais seulement 50% d’entre elles ont reçu une suite favorable.

Dans le cadre des aides aux entreprises, le Trésor public et sept banques ont signé une convention afin de proposer des prêts garantis à hauteur de 85% par l’État . La garantie étatique en cas de défaut des entreprises équivaut à un montant total de 2,5 milliards d’euros .

Lundi 8 juin, le ministre des Finances Pierre Gramegna  est venu en dresser un état des lieux aux députés de la commission des finances et du budget de la Chambre.

50% de dossiers acceptés

Selon les derniers chiffres dont il disposait, environ 200 demandes ont été introduites, et 50% ont reçu une suite favorable. «La moyenne du prêt est de 250.000 euros», explique un député. «Ce qui nous fait dire que ce ne sont ni des indépendants, ni des petites structures, ni de grandes structures qui ont été intéressés, mais principalement des PME qui se trouvaient en difficulté de trésorerie.»

Toujours selon le ministre, les demandes sont venues principalement de l’horeca et du commerce de détail.

Les raisons des refus ne sont pas connues, car relevant de la banque. En général, le taux du prêt se trouvait dans une fourchette allant de 1,5 à 3%. Ce qui a fait froncer des sourcils certains députés ayant eu vent de taux de 6% dans certains cas. Pierre Gramegna a précisé ne pas connaître ces détails. Et de conclure que «des entreprises ne sont pas encore intéressées par cette aide, étant donné qu’elles sont encore dans un mode de reprise, au lieu d’un mode de relance».

17.000 demandes de moratoire

La possibilité de moratoire sur les crédits en cours a pour sa part connu un franc succès. 17.000 demandes ont été introduites. 95% ont été acceptées, pour un montant total de 3,5 milliards.

Dans une interview accordée à RTL, Pierre Gramegna a encore souligné que nombre d’entreprises avaient fait appel au chômage provisoire. Celui-ci, afin de soutenir la consommation, était passé de 80 à 100% pour le salaire social minimum. «Cela va permettre à l’économie de redémarre tout de suite», a-t-il indiqué, précisant que la disponibilité de liquidités avait aussi été une priorité.

Des impôts stables

Alors que cette seconde partie de l’année 2020 sera «spéciale» et «qu’il faut continuer à être prudent», Pierre Gramegna est convaincu que la notation triple A du pays n’est pas en danger.

Cité comme futur président de l’Eurogroupe, le ministre des Finances estime aussi que jouer avec les taux de TVA n’est pas une bonne idée. Il rejette aussi toute hausse possible des impôts tant pour les entreprises que les ménages. Mais considère aussi que le temps n’est pas non plus propice pour proposer de nouveaux abattements.