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Bilan hebdomadaire

Le variant indien, pas loin de devenir majoritaire



Majoritaire au Royaume-Uni, le variant Delta prend de plus en plus de place au Grand-Duché, où il représente 30,9% des cas positifs. (Photo: Shutterstock)

Majoritaire au Royaume-Uni, le variant Delta prend de plus en plus de place au Grand-Duché, où il représente 30,9% des cas positifs. (Photo: Shutterstock)

En deux semaines, la part du variant indien (ou Delta) dans le nombre de cas positifs au coronavirus est passée de 7,5% à 30,9% au Luxembourg. Sans impact pour le moment sur la décrue du Covid-19, au niveau des tests, des décès et des hospitalisations.

Qu’on l’appelle variant indien, Delta ou B.1.617.2, ce dernier prend de plus en plus de place par rapport aux autres au Luxembourg. Selon les analyses du Laboratoire national de santé (LNS), durant la semaine du 31 mai au 6 juin, il représentait 30,9% des cas positifs au Covid-19 au Luxembourg, contre environ 15,4% la semaine précédente, selon les chiffres mis à jour. Pour un séquençage de 45,1%, et de 55,4% une semaine plus tôt. Une part qui semble augmenter semaine après semaine. Entre le 17 et le 23 mai, le variant indien représentait seulement 7,5% des cas, et juste avant, 3,8%.

Mathématiquement, le variant britannique (ou Alpha), toujours dominant, perd donc de la place et représente 47,2% des cas au lieu de 66% la semaine précédente. Aucun nouveau cas du variant Bêta (ou sud-africain), qui représentait 3,1% des cas la semaine 21, n’a été détecté, ni du variant brésilien Gamma, anciennement présent à 2,1%.

Moins de cas depuis 11 semaines

Cela semble pour le moment sans impact sur les chiffres du Covid-19. Pour la semaine du 7 au 13 juin, selon le rapport hebdomadaire du ministère de la Santé, le nombre de cas positif a continué de diminuer, pour la 11e semaine consécutive, passant de 324 à 189.

Le nombre de tests PCR a lui aussi baissé, de 47.273 à 45.745, mais moins, puisque le taux de positivité (nombre de personnes positives par rapport au nombre de tests) chute de 0,69% à 0,41%. Le taux de reproduction (nombre moyen de personnes contaminées par un porteur du virus) poursuit aussi sa décroissance, de 0,89 à 0,69. De même pour le taux d’incidence (nombre de cas pour 100.000 habitants), avec 30 cas pour 100.000 habitants sur sept jours, contre 51 cas pour la semaine du 31 mai.

Au 13 juin, le nombre d’infections actives était de 500 (par rapport à 677 le 6 juin), et le nombre de personnes guéries est passé de 68.761 à 69.127. La moyenne d’âge des personnes positives reste stable, à 33 ans.

Aucun décès n’a été enregistré en lien avec le coronavirus pendant une semaine entière, du jamais vu depuis le début de l’automne 2020.

230 personnes ont déclaré un test antigénique rapide positif. Même dans la surveillance des eaux usées, certaines stations présentent des taux de contamination proches ou inférieurs aux limites de détection.

Moins de premières doses injectées

La décrue se ressent dans les hôpitaux, avec 12 admissions de patients en soins normaux, contre 15 la semaine précédente. Dans les soins intensifs, le nombre de lits occupés passerait de quatre à deux.

Tout cela, alors que la vaccination se poursuit pas à pas. 50.111 doses ont été administrées entre le 7 et le 13 juin: 17.426 premières doses et 32.985 secondes. La semaine d’avant, on comptait plus de premières doses (22.769), mais moins de secondes doses (21.165). 197.036 personnes présentent un schéma vaccinal complet.